La notion de culture entre l'arabe et le français
quelle différence

Dr Fares al Ameri
Université de Sanâa, Yémen

Résumé :

Cet article met en lumière l'origine terminologique du mot culture en français et en arabe. Il s'agit de chercher, dans les deux langues, l'origine du mot culture et de retracer l'histoire de son évolution sémantique. Il est important de montrer que culture appartenait auparavant à un domaine linguistique et sémantique tout à fait différent de celui d'usage actuel. Il faisait, en français, partie de domaine du labour et de travail de la terre. Quant à son origine en arabe, le mot culture était, parmi d'autres significations différentes de même terme, plutôt lié à l'artisanat des épées et des poignards.

Mots-clés :

culture, arabe, français, évolution terminologique, sémantique.

***
The notion of culture between Arabic and French
Which difference

Dr Fares al Ameri
University of Sanâa, Yemen

Abstract:

This article highlights the terminological origin of the word culture in French and Arabic. It is a question of searching, in both languages, the origin of the word culture and to trace the history of its semantic evolution. It is important to show that culture previously belonged to a linguistic and semantic domain quite different from the one of current use. In French it was part of the field of plowing and working the land. As for its origin in Arabic, the word culture was, among other meanings of the same term, rather related to the craft of swords and daggers.

Keywords:

culture, Arabic, French, terminology evolution, semantics.

***

Texte :

Introduction :

Les sociétés sont de plus en plus homogènes et nous devons s'adapter avec les changements dans nos sociétés. C'est un sujet de modernité que nous devons accepter et en profiter pour promouvoir nos sociétés. L'évolution technique de communication et industrielle aussi que les guerres ont poussé les gens à se déplacer du pays à un autre. La rencontre entre plusieurs cultures fait l'objet d'un enrichissement culturel et social. La culture n'est pas un sujet limité, c'est plutôt un sujet multidimensionnel en relation avec plusieurs domaines d'étude telle que la politique, la sociologie et la paix. Les sociétés qui ont bien assimilé la notion de la culture et de l'interculturalité et l'ont enseigné dans les écoles, vivent de plus en plus en paix.

Le terme de culture a eu à travers l'histoire de la notion, une évolution sémantique permanente, suivant l'évolution de la société et l'apparition de nouveaux domaines de recherche dans les sciences sociales. Le mot culture, lié, au départ, au travail de la terre en français et à l'artisanat et à la trouvaille en arabe depuis son apparition au XIIIe siècle, subit quelques siècles plus tard, une évolution sémantique qui n'a rien à voir avec la signification précédente. La signification attribuée aujourd'hui au terme culture dans les sciences du langage et dans les sciences sociales, est totalement étrangère à celle que le langage courant lui prêtait auparavant, notamment en français et en arabe. Dans la langue française, comme justement en arabe, le mot culture franchira, dans le cadre de son évolution, plusieurs étapes pour signifier ce qu'on lui attribue actuellement. Ainsi, il serait utile de retracer l'évolution qu'il a connue ce concept pour arriver enfin à être celui que l'on utilise actuellement.

1 - Evolution du mot "culture" dans la langue française :

Culture est un mot ancien, faisant partie depuis longtemps du vocabulaire français, issu du latin cultura qui signifie, selon Cuch(1), le soin apporté aux champs ou au bétail. Il apparaît vers la fin du XIIIe siècle pour désigner une parcelle de terre cultivée. Ce mot va depuis cette date connaître une évolution accélérée et permanente, traduisant en parallèle l'évolution de la langue française qui accompagne, bien entendu, l'évolution de la société. Ainsi, au début du XVIe siècle, le mot culture prend une autre signification tout à fait différente de la première : il ne signifiera plus un état qui est celui de la chose cultivée comme l'affirme Cuch(2), mais une action, le fait de cultiver la terre. Cette signification concrète liée au travail de la terre va, d'ailleurs, rester le seul sens du mot "culture" jusqu'au milieu du XVIe siècle où le sens figuré verra le jour et rentre en vigueur, s'éloignant de la conception de la terre pour y ajouter, par métaphore, la culture de la raison. Il désigne alors le développement d'une faculté abstraite, c'est à dire le fait de développer cette compétence humaine.

Ce sens figuré restera, par contre, peu courant jusqu' à la fin du XVIIe siècle et n'obtient guère de reconnaissance académique, ce qui justifie son absence dans la plupart des dictionnaires de l'époque jusqu'au XVIIIe siècle, la période où il sera reconnu académiquement. En effet, cette évolution est plutôt tributaire d'une évolution naturelle de la langue par le biais de la rhétorique et le bon usage des figures de la langue.

"En effet, l'évolution du contenu sémantique du mot doit peu au mouvement des idées et suit donc plutôt le mouvement naturel de la langue qui procède d'une part, par métonymie (de la culture comme état à la culture comme action) d'autre part, par métaphore de (la culture de la terre à la culture de l'esprit) imitant en cela son modèle latin "cultura", le latin classique qui a consacré l'usage du mot au sens figuré. C'est à cette époque que le mot culture au figuré, fait ainsi son entrée, dans le dictionnaire de l'Académie Française en 1718"(3).

Pour mettre en exergue son sens actionnel, il est alors le plus souvent suivi d'un complément de nom qui précise son domaine d'appartenance. On parle ainsi de la culture des arts, de la culture des lettres, de la culture des sciences comme s'il était nécessaire que l'on précise la chose cultivée qui détermine le domaine d'appartenance de cet objet. Nous signalons que jusqu' à cette phase la culture n'est pas encore conçue comme un domaine d'étude à part, mais comme un attribut que l'on accorde à certains domaines d'étude pour leur donner la qualification de culturelle.

Progressivement culture se passe de ses compléments et finit par s'employer seul pour désigner la formation à l'éducation "morale". Dans ce sens, la culture commence de plus en plus à ne plus être considérée comme un attribut accordant la qualification du culturel mais un domaine d'étude à part.

Dans un mouvement accéléré, cette conception ne restera pas aussi longtemps, suivant l'évolution et dans un mouvement inverse de celui que nous avons cité précédemment, on passe de culture comme action (le fait d'instruire) à la culture comme état (état de l'esprit cultivé par l'instruction, état désignant une entité que l'individu doit obtenir pour être cultivé). Cet usage est apparu officiellement à la fin du XVIIIe siècle, par l'illustration du dictionnaire de l'Académie française. Pourtant, cette conception restera dans son sens élitiste et singulier de l'époque des Lumières, qualifiant dans ce sens la personne qui a de la culture jusqu' à l'évolution de l'ethnologie française dans le courant du XIXe siècle. En effet, ce mot n'est pas, par ailleurs, absent du répertoire des philosophes des Lumières, il faisait, au contraire, partie du vocabulaire de leur langue, mais sans être pour autant pris en considération par les philosophes qui représentaient la classe cultivée (les élites) de l'époque.

"Au XVIIIe siècle, culture reste toujours employée au singulier ce qui reflète l'universalisme et l'humanisme des philosophes(4): universalisme dans le sens où l'humanité partage cette culture au-delà de toute distinction des peuples ou des classes sociales, et humanisme étant le propre de l'homme par rapport aux autres créations. Cette conception d'universalisme continue de faire écho chez quelques anthropologues et sociologues français du XXe siècle, tel que Durkheim et sa conception unitaire de la culture bien qu'il n'ait pas beaucoup utilisé ce terme. Louis Porcher et Abdallah-Pretceille(5) utilisent toujours cette conception humanitaire de la culture mais sans réduire, pour autant, les cultures à une seule culture unitaire. Ceux-ci s'entendent pour enfin dire que chaque culture contient des traits universels mais que chacun d'entre nous l'interprète de façon singulière, c'est ce qu'ils appellent les "universels singuliers".

Nous nous rendons compte que le terme de "culture" s'inscrit donc pleinement dans la conception des Lumières qui relie ce mot aux idées de progrès, d'évolution, et d'éducation de la raison, qui restent au cœur de la pensée de l'époque. Les philosophes de l'époque des Lumières conçoivent la culture comme un caractère distinctif de l'espèce humaine par rapport aux autres espèces. De cette manière, la culture devient la somme des savoirs accumulés et transmis par l'humanité, comme héritage, au cours de son Histoire. C'est un héritage, légué de père en fils à travers la longue Histoire de l'humanité.

Cette conception d'héritage et de patrimoine rapproche alors la "culture" d'un mot qui va également connaître un grand succès plus grand même que celui de la culture, dans le vocabulaire français du XVIIIe siècle, c'est la civilisation. "En effet, les deux mots font partie du même champ sémantique, ils reflètent les mêmes conceptions fondamentales"(6). Ils sont parfois associés, mais ils ne sont pas tout à fait équivalents. Culture évoque davantage les progrès individuels liés souvent aux évolutions spirituelles, quant à la civilisation, elle n'évoque que le progrès collectif et plutôt matériel ou physique.

"La notion de civilisation s'applique alors aux moyens qui servent les fins utilitaires et matérielles de la vie humaine collective ; la civilisation porte un caractère rationnel, qui exige le progrès des conditions physiques et matérielles du travail, de la production, de la technologie. La culture comprend plutôt les aspects plus désintéressés et plus spirituels de la vie collective, fruits de la réflexion et de la pensée "pures", de la sensibilité et de l'idéalisme."(7).

Culture voit dans ces dernières années, contrairement à la civilisation, une réputation dans le domaine de l'enseignement/ apprentissage des langues étrangères. La culture fait, depuis les années 1980, l'objet de plusieurs études dans différents domaines de recherche dont les sciences du langage qui l'insèrent dans l'enseignement des langues et que depuis, on parle de l'enseignement des langues-cultures. Le concept de hiérarchisation qui accompagne le mot civilisation en se référant à des pays civilisés et non-civilisés, a également renforcé l'usage de mot "culture" chez les chercheurs au détriment de la "civilisation".

"Le signe de ce nouveau regard porté sur l'objet de l'enseignement est représenté par l'abandon du mot "civilisation" au profit de celui de "culture". Le premier terme impliquait une hiérarchie de valeurs, la supériorité des pays civilisés et il permettait de justifier toute initiative expansionniste : le terme "culture" dans un sens anthropologique, implique, en revanche, la reconnaissance d'une pluralité de systèmes, tous investis de la même dignité"(8).

Ainsi "culture" connaît une expansion interactionnelle dans les études sociolinguistique, anthropologique, etc. Pourtant l'origine du mot n'est pas identique dans toutes les langues. En langue arabe, il ne relève pas forcement du même champ linguistique investi en français. Son origine paraît un peu différente par rapport à celle de la langue française qui relève, au départ, comme nous l'avons déjà signalé, du domaine du labour.

2 - La notion de culture en langue arabe :

Par opposition à ce que cette notion obtiendra comme évolution sémantique et terminologique tout au long de l'histoire de la langue française, nous trouvons très intéressant de tracer simultanément l'évolution terminologique et sémantique du mot culture dans le répertoire linguistique et sémantique de la langue arabe. Nous signalons au départ que le terme "culture" ne fait pas partie du domaine du labour comme c'est le cas en français, il fait plutôt partie de plusieurs domaines sémantiques assez divergents. Le verbe (ثقف ) qui présente l'origine du mot culture en arabe, et qui signifie (trouver ou enseigner les bonnes manières) en français, fait l'objet de maintes significations différentes en langue arabe.

D'après une étude détaillée sur le livre sacré "le Coran" qui représente et constitue la référence religieuse et linguistique d'excellence de la langue arabe, le mot ou bien précisément le verbe "thakaf" (ثقف) se présente dans plusieurs contextes sémantiques. Il figure six fois dans des sourates différentes. Il signifie "trouver" dans tous les contextes signalés :
1 - al-Bakara, verset 191,
2 - âl-Imran, verset 112,
3 - al-Nissa, verset 91,
4 - al-Anfal, verset 5,
5 - al-Ahzab, verset 61,
6 - al-Moumtahina, verset 2.

En effet, les différentes interprétations du coran comme, à titre d'exemple, celle de Ben Katheer(9), vient également confirmer la seule signification du mot "culture" qui est "thakafah" dérivé du verbe "thakaf" : "trouver".

Dans un autre livre comme "al-Hadith" qui veut dire "les paroles du Prophète", deuxième livre sacré des musulmans, le mot culture se présente sous une autre signification relevant du contexte de l'affinité de l'âme et des comportements ; il signifie plutôt "affiner ou enseigner les bonnes manières à l'être humain". Cette signification restera longtemps limitée dans le champ de l'affinité des comportements.

Quant à la littérature arabe du Moyen-âge, le mot "culture" va avoir une autre signification qui relève plutôt du domaine de l'artisanat, précisément du domaine de la fabrication des épées et des outils guerriers. Dans son poème Amro Ben Om Kolthoume utilise le participe présent du mot "culture" : (الثقاف) ou bien (المثقف) qui signifie, en arabe classique, celui qui fabrique, redresse et lime soigneusement les épées(10):

فإن قناتنا يا عمرو أعيت على الأعداء قبلك أن تلينا
إذا عضَّ الثقاف بها اشمأزت وولته عشوزنة زبونا
عشوزنة إذا انقلبت أرنت تشج قفا المثقف والجبينا

Dans son œuvre encyclopédique et étymologique de la langue arabe intitulé "le dictionnaire englobant", Al-Fayrouz-Abadi(11) attribue au mot (ثقف), qui est à l'origine du mot (الثقافة) qui signifie "la culture" en français, l'intelligence et l'éloquence. Quand on dit, en langue arabe, que telle personne est cultivée, c'est que cette personne est douée dans plusieurs domaines scientifiques ou littéraires et qu'elle possède une certaine éloquence et fluidité dans l'articulation de son discours. Il faut signaler que la conception sémantique actuelle de la culture n'existait pas dans la civilisation arabe du Moyen-âge, le terme se limitait aux significations que nous venons d'énumérer.

Ainsi, nous pouvons constater que le terme "culture" en langue arabe ne prend pas en charge, avant le vingtième siècle, ce que Porcher(12) appelle la culture anthropologique. Le mot culture ne verra, d'ailleurs, son évolution sociolinguistique en arabe que plus tard, précisément vers la fin du XIXe siècle. L'apparition de quelques œuvres, vers le début du XXe siècle présentant la culture comme objet d'étude sociologique, ouvrent de nouveaux horizons dans la conception du mot culture. Nous faisons ici allusion à l'œuvre de Taha Hussein(13) vers 1938, qui s'interroge sur "l'avenir de la culture en Egypte". Grâce à ses études et son séjour en France, cet auteur a pu donner un nouveau regard de la culture. Ainsi, le mot culture (الثقافة) va prendre un essor pour enfin englober, dans un sens large, tout ce qui concerne les savoirs, les traditions et l'art de vivre. Dès lors, peu de chercheurs arabes actuels du Moyen-Orient se penchent et s'intéressent sérieusement à l'étude de la culture qui connaît, par contre, une grande importance dans les sciences sociales et du langage surtout avec la multiplication des domaines de recherches dans lesquels elle s'insère telle que la socio-linguistique, l'anthropologie et l'ethnologie.

Conclusion :

Pour conclure, la culture est un mot d'usage depuis longtemps. Nos ancêtres l'ont utilisé mais pour des significations différentes liées à chaque langue. Par contre, ce même mot est actuellement utilisé dans les différentes langues pour un sens plus ou moins similaire. Il s'agit de même domaine linguistique et sémantique qui est l'art de vivre et les productions intellectuelle et culturelle de chaque société. Enfin, la culture est un thème riche et important que nous devons étudier minutieusement. La diversité de l'origine de cette notion dans les deux langues arabe et français incarne parfaitement la diversité culture de nos sociétés. Il importe, dans ce sens, d'étudier plus profondément le vaste domaine de la culture. En effet, l'étude et l'analyse de la culture et des termes liés sont essentielles dans notre époque. Il s'avère important de sensibiliser le monde à la diversité culturelle que nous vivons actuellement et qui fait quelques fois l'objet des malentendus et des conflits.

Ainsi, la culture n'est pas une simple notion que l'on pourrait seulement étudier sémantiquement ou linguistiquement. C'est plutôt une multitude d'événements en relation forte avec la paix dans une société donnée. Le respect de la culture de l'autre est une composante intrinsèque pour cohabiter dans un monde de plus en plus hétérogène. Enfin, la diversité culturelle est une composante naturelle de nos sociétés actuelles. L'étude de la notion de culture est, pour nous, le début de la piste pour des études plus profondes dans le domaine de la culture. Nous espérons pouvoir développer ce thème dans des recherches suivantes.

Notes :
1 - Daniel Cuche : La notion de culture dans les sciences sociales, La Découverte, Paris 2001, p. 5.
2 - Ibid.
3 - Ibid.
4 - Ibid.
5 - Louis Porcher et Martine Abdallah-pretceille : Ethique de la diversité et éducation, P.U.F., Paris 1998, p. 61.
6 - Daniel Cuche : op. cit., p. 5.
7 - Guy Rocher : Introduction à la sociologie générale, Hurtubise, Montréal 1992, p. 105.
8 - Véronique Castelloti et De Carlo : La formation des enseignants de langue, Paris 1999, CLE international, coll. didactique des langues étrangères, p. 83.
9 - Ibn Katheer : Interprétation du Saint coran, Dâr Taibah, Riyad 1999, p. 57.
10 - C'est un poète arabe du moyen âge, le poète s'adresse, en arabe classique, à un roi arabe en lui disant que l'épée est infidèle. Elle peut tuer même celui qui l'a fabriquée.
11 - Alfayrouz Abadi : Le dictionnaire englobant, Dar Alma'rifa, Liban 2011, p. 67.
12 – Louis Porcher : Le français langue étrangère, émergence et enseignement d'une discipline, Hachette, Paris 1995, p. 105.
13 - Taha Hussein : L'avenir de la culture en Egypte, Dar al-Maâref, Le Caire 1938, p. 38.
Références :
1 - Alfayrouz Abadi : Le dictionnaire englobant, Dar Alma'rifa, Liban 2011.
2 - Castelloti, Véronique et De Carlo : La formation des enseignants de langue, Paris 1999.
3 - Cuche, Daniel : La notion de culture dans les sciences sociales, La Découverte, Paris 2001.
4 - Hussein, Taha : L'avenir de la culture en Egypte, Dar al-Maâref, Le Caire 1938.
5 - Ibn Katheer : Interprétation du Saint coran, Dâr Taibah, Riyad 1999.
6 - Porcher, Louis : Le français langue étrangère, émergence et enseignement d'une discipline, Hachette, Paris 1995.
7 - Porcher, Louis et Martine Abdallah-pretceille : Ethique de la diversité et éducation, P.U.F., Paris 1998.
8 - Rocher, Guy : Introduction à la sociologie générale, Hurtubise, Montréal 1992.
Pour citer l'article :

* Dr Fares al Ameri : La notion de culture entre l'arabe et le français, quelle différence, Revue Annales du patrimoine, Université de Mostaganem, N° 20, 2020. http://annales.univ-mosta.dz

***