Analyse des Chants d’ombre de Léopold Sédar Senghor

Dr Momar Diop
Université de Saint-Louis, Sénégal

Résumé :

Nostalgie, souffrance et solitude sont des concepts qui ont défini et déterminé l’art de Léopold Sédar Senghor et qui cristallisent la quintessence de son œuvre littéraire et poétique. Après avoir lancé le mouvement de la négritude dans les années 1930 pour combattre la domination coloniale et affirmer les valeurs culturelles noires, Senghor dont l’idéal humaniste n’est plus à démontrer, publie en 1945 "Chants d’ombre" où les thèmes abordés attestent un engagement sans faille pour une meilleure considération de la race noire. La présente étude se propose d’analyser les thèmes que Senghor a abordés dans "Chants d’ombre" mais également le style d’écriture et la versification spécifiques à cette aventure poétique.

Mots-clés :

poésie, négritude, civilisation, métissage, langue française.

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Analysis of the Shadow songs of Léopold Sédar Senghor

Abstract:

Nostalgia, suffering and loneliness are concepts that have defined and determined the art of Léopold Sédar Senghor and which crystallize the quintessence of his literary and poetic work. After having launched the movement of negritude in the 1930s to fight colonial domination and assert black cultural values, Senghor, whose humanist ideal no longer needs to be demonstrated, published in 1945 "Chants d'ombre" where the themes addressed attest to an unwavering commitment to better consideration of the black race. The present study proposes to analyze the themes that Senghor broached in "Chants d’ombre" but also the style of writing and the versification specific to this poetic adventure.

Key words:

poetry, negritude, civilization, métissage, French language.

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Texte :

Léopold Sédar Senghor fut l’un des écrivains les plus illustratifs de la période précoloniale. Son appartenance à la Négritude est sous-tendue par sa volonté à défendre les valeurs culturelles nègres et surtout ce dynamisme à démontrer à l’occident que l’Afrique a bel et bien une civilisation capable de rivaliser toute autre. Il a alors utilisé son art pour peindre l’authenticité de la race noire, les valeurs sociopolitiques des nègres mais également pour dénoncer la situation dévastatrice issue de la colonisation avant d’exprimer son pardon et de plaider pour une civilisation de l’universel, un monde fondé sur un rendez-vous du "donner et du recevoir".

La présente étude se propose d’analyser d’une part les différents thèmes de son recueil poétique phare publié en 1945, "Chants d’ombre". D’autre part, elle passe en revue le style avec lequel le poète transmet ses messages avec particulièrement une rupture avec les règles classiques de la versification française.

1 - Vie et œuvre de Léopold Sédar Senghor :

Léopold Sédar Senghor est né le 9 Octobre 1906. Son père Basile Djogoye fut un commerçant aisé et cousin de Bour Sine Coumba Ndofféne Diouf. Sa mère Gnilane Bakhoum aurait de lointaine origine Peulh.

A l’âge de 7 ans, il est chez le Père Dubois de la mission catholique de Joal pour faire ses premières années d’école française. En 1914, il est à l’internat de Ngazoville à l’école des pères du Saint Esprit. Sa première vocation fut d’être prêtre. En 1922, il fréquente le collège Libermann, et en 1926, il passe trois mois en classe de seconde puis en première à la cour Laïque d’enseignement secondaire. C’est en 1928 qu’il obtient son Baccalauréat, et en 1929, la demi-bourse qui lui permet de continuer ses études en France au Lycée Louis le Grand où il se trouve avec Georges Pompidou. En 1938, il enseigne au Lycée Saint-Maure de Fossé et il continue en même temps ses études en langue et civilisation négro-africaine à l’école des hautes études supérieures de Paris. C’est à cette période qu’il rencontre Aimé Césaire et avec qui il élabore la théorie de la Négritude. En 1939, c’est le début de la deuxième guerre mondiale, Senghor est sous les drapeaux en tant que soldat de la deuxième classe. Le 20 Juin 1940, il est entre les mains des Allemands. "C’est au cours de sa captivité (Juin 1940 à février 1942), en écoutant les chants de ses compagnons africains qu’il prend pleinement conscience de la spécificité de la poésie négro-africaine"(1) selon Jean René Bourrel. Démobilisé pour cause de maladie des yeux, il retrouve sa vie de professeur et intègre le Fond National Universitaire, un mouvement de résistance. C’est à partir de 1945 qu’il fait ses premiers pas en politique en intégrant le Bloc-Africain dirigé par Lamine Gueye.

Senghor est le premier noir agrégé en grammaire en 1935, le premier président du Sénégal, le premier africain a accédé à l’académie française en 1983. Il s’éteint le 20 décembre 2001.

Senghor est l’auteur de Chants d’ombre (1945), Hosties Noires (1948), Ethiopiques (1956), Nocturne (1962), Lettre d’Hivernage (1972). Il est également l’auteur de nombreux discours et essais rassemblés en 7 volumes sous le titre de liberté.

2 - Genèse et analyse de l’œuvre Chants d’ombre :

Publié en 1945, "Chants d’ombre" est le premier recueil de poésie de Senghor. Il s’explique à partir de facteurs culturels, littéraires et historiques. En effet, il faut remonter dans les années 1930 pour comprendre l’intention du poète en publiant cette œuvre. Il s’agit d’abord de son engagement dans la défense de l’identité culturelle noire et son adhésion sans faille à la Négritude qui, comme il le dit, est "le patrimoine culturel, les valeurs et surtout l’esprit de la civilisation négro-africaine".

Sur le plan littéraire, "Chants d’ombre" se présente comme un recueil de chants, car pour Senghor, la poésie est avant tout un chant. C’est pourquoi il indique souvent les instruments qui doivent accompagner ses poèmes.

Et enfin, sur le plan historique, "Chants d’ombre" apparait comme une réponse au vide culturel dont on a taxé l’Afrique mais également une réaction contre la fameuse mission civilisatrice de l’occident.

Par ailleurs, le titre "Chants d’ombre" procède de la signification que l’auteur donne à la poésie et du symbolisme africain. Senghor affirme en effet s’être largement inspiré des poétesses de son village natal. Les chants gymniques (chants qui accompagnent les manifestations sportives) organisés à la fin des saisons des pluies donnaient l’occasion aux femmes de se surpasser. Retenons que le don de la poésie est inné chez la femme africaine.

En outre, en Afrique, et particulièrement dans le royaume du Sine, toute activité est accompagnée de poésie, c’est-à-dire de création artistique. Fidel à son terroir, Senghor estime qu’un poème est avant toute chose un chant destiné à quelqu’un. Ce chant a pour vertu d’invoquer, d’appeler quelqu’un, de magnifier. Aussi comprend-on que les manifestations sportives, en particulier les scènes de lutte soient accompagnées de poésie. Celle-ci permet au champion d’exhiber ses qualités athlétiques, sa ruse, mais aussi sa grandeur de cœur. Et en définitive, la poésie entraine l’élévation et c’est pourquoi au royaume de Sine même la guerre est accompagnée de poésie.

Le terme "ombre" a une signification plus mystique : en Afrique, l’exécution d’une œuvre est entourée d’ombre dont le sens est multiple.

Dans un monde à civilisation ésotérique (réservé à l’initié), toute création est réservée à une classe bien définie. Pour créer il y a lieu de se retrancher dans le bois sacré, le sanctuaire du sorcier ou du prêtre, l’atelier de l’ouvrier, etc.

Aussi, l’ombre, prélude à la nuit, est le moment où les humains cessent toute activité et, où les esprits commencent à sortir de leur retraite. Ainsi, cette ombre en se cristallisant devient nuit propice aux souvenirs et à la méditation : souvenir des parents et amis, de la réalité quotidienne, des ancêtres disparus qui continuent cependant à participer à la vie de la société.

Les "Chants d’ombre" sont donc des chants de communion avec ceux qui ne sortent plus, ceux qui sont dans l’ombre. C’est le lien pour le poète Senghor, de dénoncer un certain nombre d’anomalies qui, peut-être, contribuent à la disparition physique, morale et même psychologique : la colonisation et ses conséquences.

Le recueil "Chants d’ombre" est composé de 17 poèmes courts et de 3 longs poèmes : "Que m’accompagnent Koras et Balafons"(2), "par-delà Eros"(3) et "Le retour de l’enfant prodigue"(4).

3 - Analyse des thèmes abordés :

Les thèmes dans "Chants d’ombre" sont divers et semblent expliciter les intentions de Senghor. Entre autre nous pouvons distinguer le thème de la nostalgie, du lyrisme personnel et celui de la représentation des valeurs culturelles nègres et des valeurs sociopolitiques.
1. Le thème de la nostalgie :

Il est d’une importance capitale dans le recueil car inhérent à la période de l’exil européen. C’est un moyen pour le poète grâce à l’écriture de retourner à ses sources, à sa culture (scène de promenade de son terroir, évocation de la femme noire, des cérémonies familiales) le royaume d’enfance (terroir sérère) répond à cette même préoccupation, celle-là même qui consiste à renouer avec les valeurs primitives de son monde et à oublier l’hostilité et l’agression du monde occidental.

Au moment où Senghor compose ce recueil, il se trouve en France où il souffre de la solitude et même de l’indifférence. Il peint clairement cette situation dans un poème intitulé "In mémorial" à travers ces propos : "j’ai peur de la foule de mes semblables au visage de pierre"(5).
2. Le lyrisme personnel :

Ce thème permet au poète de créer la vision du nègre par rapport à sa psychologie et son univers socioculturel. C’est ainsi que dans "Ouragan"(6), Senghor fait allusion à sa faculté de création tout en représentant sa personnalité par la fuite du temps. Ce poème lui permet de montrer l’originalité par laquelle le poète nègre trouve son inspiration. A travers le poème "Tout le long du jour"(7), c’est la présentation de la vie quotidienne de son royaume d’enfance avec ses activités diverses et purement nègres. Dans "Totem"(8) son lyrisme prend une dimension surnaturelle voire mystique. En effet, il y montre une réalité propre au cadre nègre d’où la relation réciproque entre l’homme et son ange gardien constitue un facteur d’équilibre pour l’un et pour l’autre. Senghor n’est pas seulement optimiste, il est marqué de manière profonde par le pessimisme (cf. Liberté, c’est le temps de partir, visite) où il exprime sa mélancolie et son angoisse existentielle dû au manque de liberté et l’incarcération, au non-sens de la vie ou par le fait qu’il se trouve seul dans l’univers occidental coupé de son royaume d’enfance.

C’est pourquoi il tentera avec la poésie de retrouver l’atmosphère au village natal avec des poèmes comme "Joal"(9) et "Nuit de Sine"(10). Il faut dire que les souvenirs d’enfance lui rappellent un paradis où règnent l’harmonie et la joie. Cet univers s’oppose au monde occidental dans lequel l’individualisme et l’égoïsme dominent. L’une des préoccupations de Senghor a été de surmonter ce dilemme que sa situation ambigüe de métis culturel ne pouvait manquer de faire surgir : être africain ou européen, noir ou blanc, tel était en effet l’alternative : "choisir ! Et délicieusement écartelé Koras et Balafons" dira-t-il dans le poème "que m’accompagnent Koras et Balafons".
3. La représentation des valeurs culturelles nègres :

Selon certains critiques, "Chants d’ombre" n’est que la définition objective et sociologique de la négritude d’après Senghor. "Chants d’ombre" apparait dès lors comme étant l’ouvrage qui signe le prélude de ce mouvement idéologique et culturel. C’est pourquoi on retrouve dans l’ouvrage les différentes valeurs nègres, valeurs liées à la race, au domaine politique et à l’esthétique nègre. La race noire constitue le pilier dans la poésie négro-africaine d’ailleurs tout comme dans "Chants d’ombre" où il s’agit de procéder à une représentation idéalisée de cette race au point d’en tirer une fierté par sa valeur symbolique. Ainsi dans "femme noire"(11) le poète magnifie le personnage féminin qui est le symbole même de la beauté sur toutes ses formes. En faisant une description plastique de la femme noire, Senghor célèbre en même temps ces vertus morales, sensuelles et esthétiques.

Il pousse la célébration au point de lui donner une valeur céleste ou mystique. Dans "Le message"(12), on retrouve cette même idéalisation de la race noire et c’est l’occasion pour le poète d’opposer le matérialisme et la perversion des valeurs occidentales à l’humanisme des coutumes nègres. Donc, à travers ces textes, le poète montre de manière claire sa préférence pour la race noire. Cette célébration de la race noire se retrouve également dans "le retour de l’enfant prodigue" et dans "Par-delà Eros".
4. Les valeurs sociopolitiques :

Elles sont également idéalisées. Ainsi dans "Que m’accompagnent Koras et Balafons", le poète insiste sur l’équilibre, l’entente et les relations harmonieuses qui existent entre l’autorité politique et le corps social. En effet, il existe un réel dialogue, une considération mutuelle entre le roi et le peuple. Ce respect mutuel est le garant de la stabilité sociale du terroir sérère (cf. échange de cadeau entre le roi Coumba Ndofféne et le père du poète). La fierté militaire tout comme l’équilibre économique (relation intime entre paysan et terre) concourent à recréer une société aux structures sociales stables.

Le poète se sent honoré en faisant ressortir le beau nègre dans ses poèmes grâce à une représentation empruntée à l’Art plastique ou à la sculpture. "Neige au Paris"(13) est l’occasion pour le poète de montrer que la couleur blanche est symbole du mal, de chose sinistre, de la violence de l’instabilité alors que le noir symbolise la vie, l’équilibre. C’est cette même signification du noir, une incarnation de l’humanisme nègre, un symbole de pureté et communion, de solidarité d’harmonie que l’on retrouve dans "Prière au Masque".
5. Dénonciation et pardon :

Le pèlerinage aux sources ancestrales n’éloigne pas le poète des réalités contemporaines, et contrairement à l’image élégiaque qu’on s’en fait quelque fois, la démarche de Senghor n’est exempte ni d’amertume, ni de lucidité. Ainsi, dans un texte comme "Neige sur Paris", le phénomène météorologique, surprenant pour le nègre de la savane, est surtout l’occasion pour le poète d’énoncer un certain nombre de griefs à l’égard de la France. D’ailleurs dans le poème "Le message", écrit à l’occasion d’un retour momentané au Sénégal, l’auteur dresse l’acte d’accusation de l’assimilation culturelle.

Mais sa volonté de pardonner, après avoir récriminé la France, l’amène souvent à la réconciliation et à l’acceptation de l’Autre. Le poème "Neige sur Paris" par exemple dépeint en partie le tableau des peines que l’occident a infligées à l’Afrique depuis la période de l’esclavage jusqu’à la colonisation. L’affreux spectacle est la représentation d’un continent abattu et soumis aux cruautés de l’envahisseur. Et l’extorsion des biens du continent a tôt fait de mener l’Afrique vers le désastre. Et pourtant, en dépit de toutes ces tribulations, la résolution du poète demeure la volonté pacifique. En attestent ces propos extraits de "Neige sur Paris" : "Seigneur, je ne sortirai pas ma réserve de haine, je le sais, pour les diplomates qui montrent leur canines longues et qui traqueront la chair noire".

Ainsi, Senghor prêche l’absolution des offenses perpétrées par l’Europe contre le monde noir.

4 - Style et versification :

"Chants d’ombre" est une poésie libre. Le recueil ne se soumet à aucune règle de la versification classique. Conjonction de l’image et du rythme, c’est là un des traits essentiels de l’art de Senghor. L’image chez lui n’existe pas en tant que telle, elle est le résultat, l’épanouissement et la dynamique rythmique, et elle se détermine par rapport à l’utilisation de la métaphore. Cette dernière occupe une place très importante dans la poésie de Senghor. Ainsi comme le souligne Mohamed Boughali dans son ouvrage Introduction à la poétique de Léopold Sédar Senghor, la métaphore chez Senghor "travaille à déplacer le minimum de langage vers un maximum de sens et d’expression"(14). L’image occupe une place très importante dans l’écriture poétique de Senghor, d’où le recours quasi systématique à la métaphore qui, en associant une idée à une image, fait passer l’idée de l’abstraction à la concrétisation. Mais comme le précise toujours Boughali "l’image et la métaphore ne sont pas, quoique logées à la même enseigne de l’imaginaire, forcément de même nature. Il est souvent nécessaire de produire de véritables chapelets d’images pour accéder à l’espace de la métaphore"(15).

De ce fait, on retrouve chez Senghor ce que Boughali appelle une "métaphore composite" car faisant appel à une heureuse complémentarité des idées.

La musique est aussi un des principaux éléments constitutifs de la poésie de Senghor. Il en est d’ailleurs conscient : "je persiste à penser que le poème n’est accompli que s’il se fait chant, parole et musique en même temps"(16). Il faut également remarquer que le rythme essentiel du poème négro-africain, celui qui lui donne son caractère particulier "est non celui de la parole, mais des instruments de percussion qui accompagnent la voix humaine, plus exactement de ceux d’entre eux qui marquent le rythme de base".

Pour conclure, "Chants d’ombre" constitue dans son ensemble un recueil de la renaissance du monde noir. Léopold Sédar Senghor lui-même se présente comme l’acteur du mouvement de la Négritude en retraçant les péripéties de son existence. Dans ce recueil, il limite les grandes étapes de cette péripétie à l’enfance qu’il a qualifiée d’édénique.

"Chants d’ombre" réunit plusieurs éléments des valeurs culturelles de l’Afrique noire, s’articulant si bien qu’ils semblent constituer un système idéologique fermé. Senghor dévoile la négritude en éclairant le lecteur sur l’extrême richesse des valeurs culturelles africaines.

Il a pu réussir sa mission poétique par l’usage d’une langue d’emprunt en insistant sur sa maitrise du français qu’il manipule à sa guise en lui imprimant forme et contenu d’inspiration profondément africaine.

Notes :
1 - J.-R. Bourrel, P. Brunel et F. Giguet : Léopold Sédar Senghor, Association pour la diffusion de la poésie française, Université du Michigan 2006, p. 55.
2 - L.-S. Senghor : Chants d’ombre, Editions Seuil, Paris 1945, p. 39.
3 - Ibid., p. 64.
4 - Ibid., p. 69.
5 - Ibid., p. 9.
6 - Ibid., p. 12.
7 - Ibid., p. 16.
8 - Ibid., p. 33.
9 - Ibid., p. 19.
10 - Ibid., p. 17.
11 - Ibid., p. 21.
12 - Ibid., p. 24.
13 - Ibid., p. 29.
14 - M. Boughali : Introduction à la poétique de Léopold Sédar Senghor, Editions Afrique-Orient, Casablanca 1996, p. 60.
15 - Ibid., p. 33.
16 - L.-S. Senghor : Postface à Ethiopiques, Editions du Seuil, Paris 1990, p. 168. Voir, R. Gnalega : Senghor et la Francophonie, In Ethiopiques, Nº 69, Hommage à Léopold Sédar Senghor, 2e semestre, 2002, pp. 179-189.
Pour citer l'article :

* Dr Momar Diop: Analyse des Chants d’ombre de Léopold Sédar Senghor, Revue Annales du patrimoine, Université de Mostaganem, N° 18, 2018. http://annales.univ-mosta.dz

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