Langue et mobilité chez l’écrivain Amara Lakhous

Dr Naziha Benbachir
Université de Mostaganem, Algérie

Résumé :

A travers la présente étude, nous tentons de faire la lumière sur l’expérience plurilingue et la mobilité chez l’écrivain Amara Lakhous. Amara Lakhous est un écrivain algérien qui a commencé sa carrière littéraire en Italie où il a publié son premier roman en langue arabe. Il continue par la suite à publier des romans en langue arabe et en italien. A partir d’un corpus d’entretiens réalisés dans la presse écrite, à la radio et à la télévision à l’étranger et en Algérie, l’écrivain raconte son départ de l’Algérie vers l’Italie et sa carrière littéraire dans les deux langues.

Mots-clés :

langue, mobilité, Amara Lakhous, écriture littéraire.

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Language and mobility of the writer Amara Lakhous

Abstract:

Through this study, we attempt to shed light on the plurilingual experience and mobility of the writer Amara Lakhous. Amara Lakhous is an Algerian writer who began his literary career in Italy where he published his first novel in Arabic. He continued thereafter to publish novels in Arabic and Italian. From a corpus of interviews carried out in the written press, on radio and on television abroad and in Algeria, the writer recounts his departure from Algeria to Italy and his literary career in the two languages.

Key words:

language, mobility, Amara Lakhous, literary writing.

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Texte :

Nous voulons à travers la présente contribution exploiter le concept de langue et de mobilité chez l’écrivain algérien Amara Lakhous qui a commencé sa carrière littéraire en Italie en publiant un roman en langue arabe et en tenant par la suite de réécrire dans deux langues.

Les motivations de départ pour réaliser ce travail est de faire découvrir l’expérience originale de cet écrivain ; aussi, faut-il signaler le manque d’étude sur la langue et la mobilité en contexte algérien que ce soit en didactique de FLE ou en sociolinguistique.

Généralement, on évoque souvent le rapport de l’écrivain aux langues sans pour autant s’intéresser de plus près à sa trajectoire personnelle associée au concept de la mobilité.

A travers ce travail, nous nous intéressons aux expériences de cet écrivain avec les langues et les mobilités tant sur le plan géographique, familial et même identitaire. Pour ce faire, nous traitons essentiellement le volet linguistique.

Nous avons constaté que le parcours de Amara Lakhous témoigne de multiples expériences avec les langues et les mobilités .Cet auteur entretient une relation symbolique avec la langue amazigh de par ses origines ; d’autres langues sont également importantes pour cet écrivain comme la langue arabe et le français, présentes dans le paysage linguistique algérien, sans pour autant oublier l’italien qui deviendra une langue d’adoption et une langue d’écriture.

1 - Cadre théorique et méthodologique :

Pour pouvoir analyser ce parcours original, nous nous sommes inspirés des travaux et apports théoriques et méthodologiques de Gohard-Radenkovic et de Murphy-Lejeune. Surtout Radenkovic qui prône de repenser le processus des mobilités au pluriel en didactique des langues et des cultures(1). Le phénomène de la mobilité n’est pas nouveau et a toujours existé sous diverses formes(2). C’est le croisement entre la didactique et la mobilité qui constitue un champ nouveau.

C’est au niveau des instances européennes dans les années 70, que l’on a commencé à prendre en compte la didactique et les déplacements humains en élaborant le "Niveau seuil" pour les travailleurs immigrés. Vers les années 80, le terme de mobilité apparaît dans le discours de l’Union européenne et s’impose progressivement dans les milieux éducatifs(3).

Gohard-Radenkovic et Murphy-Lejeune incitent à prendre en considération les enjeux qui accompagnent les mobilités et à analyser les expériences antérieures et les ressources acquises. Dans leurs travaux, elles évoquent également le concept de "capital de mobilité" qui se constitue au fil de cette expérience, ainsi que les stratégies mises en œuvre pour s’adapter, et les modifications potentielles des représentations comprenant les valeurs et les comportements adoptés vis-à-vis de l’autre et de soi induisant les bricolages identitaires sous forme d’emprunt ou rejet, d’ouverture ou fermeture et de métissages(4).

A la lumière de ces apports, nous allons tenter de retracer l’expérience de cet écrivain avec les langues et les mobilités en répondant aux questions suivantes : Comment les langues et les mobilités s’ordonnent-elles chez cet écrivain ? De quel type de mobilité s’agit-il ? Quels sont les motifs du projet et sa durée ? Quel rôle a joué la société d’accueil, d’origine dans cette expérience ? Qui sont les co-acteurs de la mobilité ?(5) Comment s'élaborent les stratégies et les bricolages identitaires mises en œuvre pour s’adapter vis-à-vis de soi et de l’autre chez Amara Lakhous ?

Nous allons tenter de répondre à ces questions en analysant les entretiens réalisés avec Amara Lakhous à la télévision, à la radio, et dans la presse écrite. Ces entretiens ont été publiés dans les deux langues soit en arabe (deux entretiens) ou en français (trois entretiens). Ils sont considérés comme des récits de vie et des entretiens biographiques et ils constituent ce qu’on désigne communément des biographies langagières(6).

2 - Qui est Amara Lakhous :

Comme nous l’avons signalé au début de notre article, le parcours de l’écrivain Amara Lakhous témoigne d’une expérience littéraire originale avec les langues et les mobilités. Ceci nous amène dans une première phase à présenter cet auteur.

Amara Lakhous, né à Alger en 1970, a effectué son parcours scolaire en Algérie où il a également poursuivi ses études de philosophie à l’université d’Alger. Il a exercé en tant que journaliste. En 1995, il part en Italie pour s’installer et poursuivre des études d’anthropologie ; il obtient son doctorat de l’université de Rome et entame sa carrière littéraire en terre italienne en publiant ses romans en arabe ensuite en italien. Actuellement, il vit aux Etats-Unis.

3 - Production littéraire de Amara Lakhous :

C’est en 1999 que Amara Lakhous publie son premier roman en langue arabe(7) qui a été traduit en version italienne par Franschesco Leggio "Le cimici e il pirata". Ce roman était centré sur le pays natal (l’Algérie).

En 2003, il publie son deuxième roman en langue arabe(8) qui sera réécrit par l’écrivain et édité en Italie sous le nom "Scontro di civiltà per un ascensore a Piazza Vittorio", et traduit en français sous le titre "Choc des civilisations pour un ascenseur à Piazza Vittorio"(9) par Elise Gruau. Ce roman a eu du succès et il sera traduit dans plusieurs langues (hollandais, allemand, coréen, etc…). Il a été également adapté au cinéma.

En 2010, il a publié un autre roman "القاهرة الصغيرة" publié et réécrit en italien par Lakhous sous le titre "Divorzio all'islamica a Viale Marconi" et traduit en français par Elise Gruau sous le titre "Divorce à la musulmane à Viale Marconi"(10).

Son dernier roman, il l’a directement écrit en italien "La zingarata della verginella di via Ormea" sous le titre en français "L’affaire de la pucelle de la rue Ormea"(11).

Ces trois romans successifs nous donnent un aperçu de la société italienne vue de l’intérieur par un immigré. L’auteur explore les habitudes, les préjugés et surtout les clichés des Italiens et des migrants à travers une écriture ironique.

Comme nous pouvons le constater à travers sa production littéraire, le parcours de Amara Lakhous est jalonné tant sur le plan personnel que sur le plan littéraire par la pluralité des territoires tant sur le plan géographique que linguistique (symbolique).

Nous allons tenter de comprendre l’enchevêtrement de ces langues en analysant de plus près sa biographie langagière.

4 - Biographie langagière de Amara Lakhous :

A travers les entretiens réalisés en arabe et en français, l’auteur évoque un rapport serein avec toutes les langues ; il emprunte la métaphore des clés, des yeux et de la caméra : en témoigne ce passage : "Je commence en disant que j’ai un rapport serein avec toutes les langues. Les langues sont des instruments extraordinaires de connaissance, donc si j’ai à ma disposition une clé pour ouvrir une porte, j’utilise cette clé donc a priori je n’ai pas de problèmes avec les langues, pour moi elles sont toutes égales entre elles. C’est un peu comme ajouter des yeux à tes propres yeux, nous naissons avec deux yeux, celui qui apprend une nouvelle langue ajoute un œil, car il verra différemment le monde, mieux. La métaphore que j’utilise souvent, est celle de la caméra. Si un réalisateur utilise une seule caméra pour filmer une scène, celle-ci pourra en filmer seulement une partie, car son champ visuel est très limité, si au contraire il en a à sa disposition deux, il aura d’autres points de vue"(12).

Amara Lakhous va plus loin dans sa comparaison en se définissant comme "un polygame linguistique", puisqu’il a l’habitude de parler plusieurs langues, et ce serait selon lui "un enfer de ne parler qu’une seule langue.

Cette pluralité a bercé l’enfance de cet écrivain, qui a grandi à Alger dans une famille kabyle ; l’amazigh c’est sa première langue, la langue de sa mère.

Dans les entretiens, Amara Lakhous évoque sa naissance et aussi son enfance à Alger dans un milieu arabe à travers ses deux variétés : L’arabe dialectal, la langue de ses amis et l’arabe scolaire appris à l’école coranique et à l’école.

Et qu’il a continué à cultiver durant son cursus scolaire et universitaire et même dans sa vie professionnelle. Puisqu’il a poursuivi des études de philosophie et a embrassé une carrière de journaliste en langue arabe.

Le français est pour Amara Lakhous une langue scolaire qu’il a apprise à l’école ; cette langue était également présente dans le paysage linguistique du pays et de l’auteur, comme nous pouvons le lire dans ce passage : "le français, que j’ai trouvé dans ma vie à ma naissance". Une présence que l’auteur justifie comme une donnée historique, dans ce passage : "j’ai tendance à distinguer le français en tant que langue, culture et en tant que résultat du colonialisme… j’ai appris l’italien à travers le français, donc j’essaie de faire une distinction entre langue française et colonialisme"(13).

Effectivement, ce sont les circonstances historiques qui confèrent au français un statut particulier dans la société algérienne coloniale et postcoloniale.

L’enfance de l’écrivain Amara Lakhous est empreinte de plurilinguisme et de passage d’une langue à une autre, dans son enfance c’était facile pour l’écrivain "de passer d’une langue à une autre sans avoir peur".

L’italien est une autre langue qui fait son intrusion dans la vie de cet écrivain, une langue qu’il a apprise en Italie, lors de sa migration en 1995 : "j’ai migré en Italie, le terrain était propice, j’ai appris l’italien dans une période très courte" et qui deviendra par la suite une deuxième langue d’écriture après : "huit ans en Italie". L’auteur parle de cette langue qui lui a donné la nationalité italienne, lui qui a "vécu dans la langue italienne avant d’être un citoyen italien, puisque la langue italienne m’a donné la nationalité italienne"(14).

L’auteur met en avant la stratégie d’intercompréhension entre les langues voisines qui sont "des langues typologiquement proches, apparentées, c’est-à-dire ayant une origine commune, comme l’italien, le français et l’espagnol qui sont toutes les trois des langues romanes. Du fait de leur origine commune, deux langues voisines peuvent présenter des zones plus ou moins importantes de transparence, notamment sur le plan lexical"(15).

La langue italienne est apprise tardivement à l’âge de 25 ans, avec un niveau simple qui lui a donné la possibilité d’écrire facilement et simplement puisqu’il utilisait la langue de tous les jours de la vie quotidienne. L’italien c’est aussi la langue de l’intimité qu’il partage avec son épouse américaine.

Une autre langue s’ajoute au répertoire de l’écrivain, l’anglais, depuis qu’il s’est installé à New-York avec son épouse.

Amara Lakhous représente à travers ce portrait, non seulement sa "polygamie linguistique" mais aussi la réalité plurilingue algérienne dans laquelle il a baigné depuis son enfance. Sa biographie langagière traduit aussi les différents déplacements de l’écrivain aussi bien sur le plan symbolique que physique.

5 - Parcours de l’écrivain avec la mobilité :

En parlant de ses déplacements, Amara Lakhous les qualifie très justement de "migrations linguistiques et non pas seulement physiques".

En 1995, Amara Lakhous a migré en Italie qui a été sa première terre d’accueil ; il s’agit d’une mobilité individuelle motivée essentiellement par des raisons politiques pendant les évènements des années 90 en Algérie.

Etant de profession journaliste, il a décidé de quitter le pays et il a choisi l’Italie. A son arrivée en Italie, l’auteur a commencé à apprendre l’italien qui n’est pas loin de sa langue ni de sa culture d’origine. Surtout dans le sud italien où la présence arabe est encore perceptible à travers les noms des personnes et des rues dans cet espace méditerranéen commun.

Lakhous n’oublie pas non plus dans les entretiens d’évoquer le rôle et l’influence du cinéma italien et plus particulièrement la comédie italienne sur son style d’écriture.

Lakhous est resté neuf ans en Italie, loin de sa terre d’origine avant de retourner en Algérie en 2004. Actuellement, il vit en Amérique.

Les différentes stations qui ont jalonné la vie de l’écrivain ont contribué à chaque fois à enrichir son répertoire verbal partant du tamazight, de l’arabe, du français, jusqu’à adopter l’italien comme langue d’écriture.

6 - Parcours de l’écrivain avec les langues et l’écriture :

L’écriture pour Amara Lakhous ressemble à un chantier de construction : "il faut avoir un plan pour construire la maison ; il faut aussi mettre en place les fondements, les bases nécessaires et avoir les matériaux de construction nécessaires comme le ciment, le fer et autres choses"(16).

Ses débuts avec l’écriture littéraire ont commencé en Algérie en 1993, où il a écrit son premier roman en langue arabe qu’il a emporté avec lui dans sa valise en Italie. C’est en 1999 que ce roman sera publié et traduit en italien ; ce roman parlait essentiellement de l’Algérie.

Le deuxième roman écrit en arabe et publié en 2006 "Choc des civilisations pour un ascenseur à Piazza Vittorio", a été réécrit par Amara Lakhous en langue italienne. Cette deuxième publication marque un virage important dans la vie de cet écrivain ; il s’agit d’une réécriture, une marque de déterritorialisation(17) et une stratégie d’ouverture envers l’autre.

Amara Lakhous ne va pas s’arrêter à cette première expérience qui a eu du succès puisqu’il a été couronné par le prix "Racalmare Leonardo Sciascia" et a partagé le prix international "Flaiano 2006" avec Enrique Vila-Matas et Raffaele la Capria. Le roman de Lakhous va même être adapté au cinéma en Italie en 2010.

Il a publié en terrain italien son premier roman en langue arabe, qui assure une certaine continuité avec son pays d’origine (l'Algérie) marquant son attachement à sa langue et à sa terre. C’est la publication de son deuxième roman, en arabe d’abord et en italien ensuite qui marque un virage important dans la vie littéraire de cet écrivain. Puisqu’il se positionne entre l’entre–deux : "Cette transversale implique nécessairement une période de suspension entre le déplacement du lieu d’origine et l’installation dans un nouvel espace culturel, qui produit une sorte d’espace-tiers où, des deux côtés (la communauté de la diaspora et les communautés cohabitent déjà dans cet espace autre)"(18). Cette nouvelle stratégie met en avant un dialogue entre les langues et les cultures et une déterritorialisation qui va amener Lakhous à publier son dernier roman directement en italien.

Il justifie dans ce passage sa décision d’écrire en italien, et aussi cette expérience littéraire plurilingue : "Ma décision et mon pouvoir d’écrire en italien directement m’a donné cette possibilité incroyable d’écrire dans une nouvelle langue qui est une expérience merveilleuse pour un écrivain d’écrire dans les deux langues et de les enrichir en même temps et plus particulièrement pour moi puisque je suis un écrivain arabe qui écrit dans les deux langues deux versions d’un roman écrit en arabe et en italien comme des jumeaux mais qui ne se ressemblent pas, ils sont différents pour dire que j’ai un pied ici et un pied là, ce sont deux ponts entre deux cultures et deux langues, j’espère continuer dans cette aventure"(19).

Maintenant, et depuis son départ en Amérique, l’écrivain s’inscrit dans une autre posture, il marque un retour aux sources ; puisqu’il prépare un roman en langue arabe : "lorsque j’ai migré en Amérique, j’ai retrouvé l’Algérie de nouveau, j’ai un grand projet sur l’Algérie ; j’essaie de raconter l’Algérie"(20). Cette décision exprime la nostalgie de l’écrivain pour ses origines, pour sa terre et sa langue.

D’ailleurs, Lakhous ne compte pas s’arrêter là puisque son grand projet "son rêve américain" serait d’écrire en anglais et même en tamazight après une période de maturation et 20 ans d’expérience littéraire féconde.

Notes :
1 - Aline Gohard-Radenkovic et Elizabeth Murphy-Lejeune : Mobilités et parcours, Précis du plurilinguisme et du pluriculturalisme, Archives contemporaines, Paris 2007, p. 132.
2 - Ibid., p. 131.
3 - Ibid.
4 - Ibid., p. 133.
5 - Ibid.
6 - Christiane Perrégaux : L’autobiographie langagière, Lieu de compréhension des phénomènes langagiers et lieu d’apprentissage, Notes de la conférence du 8 février au CRASC, Oran 2013.
7 - عمارة لخوص: البق والقرصان، دار أرلام، روما 1999.
8 - عمارة لخوص: كيف ترضع من الذئبة دون أن تعضك، منشورات الاختلاف، الجزائر 2003.
9 - Amara Lakhous : Choc des civilisations pour un ascenseur à Piazza Vittorio, Actes Sud, Arles 2006.
10 - Amara Lakhous : Divorce à la musulmane à Viale Marconi, Actes Sud, Arles 2010.
11 - Amara Lakhous : L’affaire de la pucelle de la rue Ormea, Actes Sud, Arles 2017.
12 - بلال فضل: "عصير الكتب"، لقاء مع الدكتور والروائي الجزائري عمارة لخوص، 2016.
http://www.hay16.com/videoWgNQLICLCV8/--watch.html
13 - Vittorio Valentino : Dialogue avec Amara Lakhous, 2013.
http://www.revue-notos.net
14 - Bilel Fadl : op. cit., 2016.
15 - Jean-Pierre Cuq : Dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde, Ed. CLE International, Paris 2003, p. 153.
16 - Ibid.
17 - George Alao et Valerio Massimo de Angelis : Diasporas transnationales, entre déterritorialisation et reterritorialisation, Précis du plurilinguisme et du pluriculturalisme, Archives contemporaines, Paris 2007, p. 158.
18 - Ibid., p. 155.
19 - Jean-Pierre Cuq : op. cit., p. 153.
20 - Bilel Fadl : op. cit., 2016.
Pour citer l'article :

* Dr Naziha Benbachir : Langue et mobilité chez l’écrivain Amara Lakhous, Revue Annales du patrimoine, Université de Mostaganem, N° 18, 2018. http://annales.univ-mosta.dz

Articles du même auteur :

Le bilinguisme dans le récit autobiographique de Soumya Ammar-Khodja
Annales du patrimoine N° 12, 2012.

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