Enseignement de l’arabe et régulation de l’échec scolaire

Dr Chokri Mimouni
Université de Rennes 2, France

Résumé :

Il s’agit de mettre l’accent sur l’importance des langues étrangères, en particulier l’arabe, dans le système éducatif français. Si l’arabe est certes la deuxième langue parlée en France et si les promesses des différents gouvernements sont encourageantes, l’avenir de l’arabe oscille entre inquiétude et incompréhension. Les liens de proximité, en tout point, avec les pays du Maghreb, devraient inciter ce pays à mieux tenir compte des variantes culturelles de sa population. Il faudrait promouvoir le bilinguisme non conflictuel, Français/Arabe, qui ne peut être qu’enrichissant, du moins pour une bonne partie de ces jeunes issus de l’émigration.

Mots-clés :

langues, émigration, Arabe, bilinguisme, Maghreb.

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Teaching Arabic and regulating school failure

Dr Chokri Mimouni
University of Rennes 2, France

Abstract:

It is about emphasizing the importance of foreign languages, in particular Arabic, in the French education system. While Arabic is certainly the second language spoken in France and if the promises of the various governments are encouraging, the future of Arabic oscillates between worry and incomprehension. Proximity links, at all points, with the Maghreb countries, should encourage this country to take better account of the cultural variations of its population. Non-conflictual French/Arabic bilingualism should be promoted, which can only be enriching, at least for a good part of these young people from emigration.

Keywords:

languages, emigration, Arabic, bilingualism, Maghreb.

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Texte :

Dans l’esprit de beaucoup de personnes en France, l’apprentissage de la langue de l’école, le français, demeure la condition sine qua non de la réussite approuvant ainsi un vieil adage qui prône le français comme seul ascenseur social. La maîtrise insuffisante du français devient alors l’alibi du retard scolaire et c’est au nom de ce retard qu’on interdit à un jeune élève de poursuivre ses études ; et ce phénomène touche en partie les enfants issus de l’émigration, particulièrement maghrébine, qui n’ont pas pu s’intégrer dans l’école ou à qui l’école n’a pu s’adapter. Différents responsables se sont prononcés sur le sujet pour dire que les strates du système scolaire sont bien fondées et que par conséquent il n’y a pas de problème réel.

Cependant, s’il n’y a pas de problème de maîtrise de la langue chez les enfants de travailleurs émigrés, ce qui est mis en avant ne porte que sur la structure purement formelle du langage. C’est-à-dire qu’il est appréhendé avant tout par sa morphologie, ses aspects grammaticaux, syntaxiques et phonologiques. Cette perspective qui renvoie directement à Ferdinand de Saussure pose problème dans la mesure où le locuteur et l’interlocuteur sont réduits à un outil de communication. Or, sous les yeux vigilants des spécialistes, il s’agit là d’un contresens, du moins d’une banalisation, car nous ne pouvons pas mettre entre parenthèses le sujet parlant porteur de son histoire singulière et de son histoire culturelle.

Il s’ensuit que restreindre le langage à la communication verbale, c’est certainement l’appauvrir : se fermer en partie à la communication, limiter toute la portée et perdre du sens. Cette attitude relève d’une instrumentalisation du langage, un outil à manœuvrer, oubliant ainsi que le langage est agissant au sein d’une relation à l’autre. Il est donc inconcevable, pour ne pas dire inadmissible, de réduire le langage à sa forme en ignorant son contenu.

Partant de là, une première piste s’ouvre pour remédier à l’échec scolaire : Le problème majeur qui se pose aux enfants d’émigrés nord-africains mais aussi à d’autres autochtones, à titre d’exemple les bretons, est semble-t-il au niveau du passage de l’oral à l’écrit, vers l’âge de six ans. L’enseignant est stupéfait devant le contraste existant entre l’aisance verbale apparente et la difficulté, voire l’impossibilité à apprendre à lire et à écrire, chez certains enfants, et ce, quel que soit le niveau intellectuel. Que faire alors ? Et surtout comment remédier à cette situation de plus en plus préoccupante ?

Nous préconisons d’aller au-delà des frontières linguistiques saussuriennes et de prendre en considération tous les aspects propres à l’imprégnation de et par la langue d’origine à l’intérieur d’un contexte social et historique, ainsi que les éléments interactifs entre deux systèmes contextuels : contexte d’origine (langue maternelle) et contexte d’accueil (langue sociale).

Dans la mesure où les rapports des deux langues, maternelle et sociale, sont non conflictuels et non compétitifs, le bilinguisme représente un enrichissement. Il suffit de se rendre dans le Canada Français par exemple, pour comprendre que le Français, langue de l’enseignement, n’est jamais un danger pour la langue maternelle qui reste, socialement et économiquement dominante chez les enfants anglophones. Dans le cas contraire, il s’agit bien d’un appauvrissement auquel il faut remédier : Lutter contre la privation de la langue, et, à travers elle, de la culture, maternelle liée à son exclusion totale de l’appareil pédagogique surtout à des moments où les structures linguistiques et les capacités cognitives ne sont pas encore fixées.

Révolutionner les systèmes pédagogiques est donc primordial en encourageant le bilinguisme si l’on souhaite réellement compter sur ces jeunes qui formeront, qu’on le veuille ou pas, les générations futures, sans oublier pour autant que l’arabe, la langue arabe est la deuxième langue parlée en France. L’acquisition d’une seconde langue ne nécessite-t-elle pas la maîtrise préalable de la langue maternelle ? Autant de questions sont mises sous l’objectif de cette modeste contribution.

Dans le monde d’aujourd’hui, et sauf exception, réussite sociale va de pair avec la réussite scolaire. C’est pour dire combien l’école s’est imposée comme le garant d’une future intégration sociale voire tout simplement d’une adaptation sociale. A tel point que le nombre considérable des enfants qui redoublent leur année parce qu’ils n’ont pas su s’adapter à la classe ou que la classe n’a pas pu s’adapter à eux ou encore des jeunes qui voient leurs parcours réduits en les orientant vers un apprentissage forcé qui ne va pas, dans la plupart des cas, avec leurs ambitions originelles, attire notre attention. Le cas de certains enfants issus de l’immigration illustre bien les propos avancés ; surtout lorsque l’on sait qu’ils ne sont pas "nuls" au contraire. Ce constat pose, comme nous allons le voir, le souci de l’adaptation de l’enfant à l’école et vice versa d’une part, ainsi que la problématique de la langue telle qu’elle se pose à ces enfants d’autre part. Car ne pas maîtriser le français demeure l’alibi majeur de l’échec scolaire et par la suite la limitation du parcours et le déclassement de l’enfant. Avouons que cela n’est fort heureusement pas exemplaire. Mais les exigences de notre société moderne ont voulu que des chercheurs et spécialistes mettent la main à la pâte pour apporter leurs savoirs faire et tenter de pallier aux problèmes de l’être et de ce qu’on doit être. Le verdict rendu par les psychologues et les orthophonistes, entre autres, est sans appel. Si les enfants dits "normaux" touchés par l’échec scolaire sont renvoyés devant le psychiatre, le psychologue ou l’orthophoniste c’est parce que le redoublement est considéré comme une maladie dans une société où tous les enfants sont scolarisés. Ceci étant, la souffrance des enfants issus de l’immigration est encore plus grande : non seulement ils sont considérés comme ayant trahi le contrat avec leur famille suite à l’échec scolaire mais en plus de cela ils sont orientés vers des domaines qu’ils n’ont pas forcément choisis. Le rôle de la famille, dans cette situation, commence à perdre son sens primordial. Même si elle est reconnue par ces spécialistes et à travers l’histoire des civilisations comme étant le terreau favorable pour l’éducation et la socialisation de l’enfant, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est plus l’unique entreprise pour ce genre de mission. La folie des grandeurs associée à un projet de domination économique qui dépasse les frontières font que l’on mise plus sur les technologies et le savoir-faire au dépend des domaines littéraires et des langues étrangères en particulier. Pourtant, connaître les us et les coutumes de l’autre, parler sa langue se révèlerai comme un atout pour les sociétés modernes afin de se faire inviter ailleurs, au-delà de son territoire, et décrocher des marchés, plus facilement, à l’échelle internationale. Parallèlement à cette perspective fantasmagorique de mondialisation et de globalisation les obligations scolaires ont évolué, à leurs tours, pour éliminer par phénomène de phagocytose le temps réservé à la famille et l’école s’est petit à petit substituée à une bonne partie du devoir familial même si l’importance de la famille reste indéniable. L’accès précoce à l’école associé à l’allongement de l’obligation scolaire est l’une des raisons particulières témoignant de la régression de la place de la famille dans l’éducation de l’enfant. La conséquence directe est que l’enfant passe plus de temps hors de sa famille. Comme si le modernisme a voulu bousculer le mythe lié à la réalité familiale qui n’en demeure pas moins importante et qui se définie comme la moelle épinière de la psychologie de l’enfant.

Afin d’évoluer sur les traces d’hommes responsables, les enfants voient leur cycle d’apprentissage s’allonger de plus en plus. L’ampleur des connaissances nouvelles contribue, peu ou prou, au rallongement de ce cycle et l’école s’est octroyé à elle seule le rôle de formation des générations futures. Il ne s’agit plus d’aider l’enfant à s’épanouir, mais plutôt de fabriquer des individus qui rentreront avec justesse dans le mécanisme de production. Elle se spécialise vers la sélection, l’orientation, sans même le vouloir, au dépend de son rôle primaire. Les enfants sont ainsi lancés sur le chemin épineux de la réussite, d’obstacles en obstacles, afin de ne pas se voir sanctionnés, dans le seul but de prolonger au mieux leur parcours. Et même ceux du peloton de tête se rendent compte très vite qu’un obstacle franchi n’est que le point de départ d’un autre et que la récompense est loin d’être méritée… Faut-il dire qu’il ne s’agit pas seulement de l’école mais que toute notre vie moderne s’est transformée en une succession d’attentes : La réussite n’est plus réellement un accomplissement en soi mais plutôt le coupon de participation à une autre étape plus importante. Pourtant, la dernière étape du parcours humain est inéluctable et connue.

Parmi ces enfants-là il y a ceux qui sont d’origine maghrébine et de différentes générations : il peut s’agir de ceux qui ont suivi leurs parents émigrés comme il peut s’agir aussi de ceux dont les parents furent, à un moment donné, forcés de quitter leur pays natal et contraints de combattre sous la bannière française et qui, eux, sont nés sur le territoire français. Cela va sans oublier les rapatriés de guerre, qui une fois déclarée l’indépendance des pays nord-africains, se sont vus perdre une partie d’eux-mêmes et contraints de rejoindre la France. Dans ce dernier cas, les enfants se sont pleinement imprégnés de la culture et de la langue arabe.

Dans tous les cas, le taux de ces enfants maghrébins n’ayant pas réussi leur année scolaire n’est pas en tête de liste de l’échec scolaire en France. Cependant les causes primordiales de cet échec sont à rechercher dans un cadre plus vaste que celui de l’école : la famille, la place de l’enfant au sein de la famille, la maturation affective de l’enfant...

Un enfant s’épanoui à l’école lorsque son environnement est adapté à cette voie. Dans la famille maghrébine ayant, de près ou de loin, une histoire particulière avec la France, en particulier l’Algérie, la donne peut être estimée à double tranchant : soit que l’on ne se sent pas humilié, voire même trahi par cette histoire, et le souvenir est ainsi positif, et de là les enfants s’inscrivent dans une continuité d’évolution "normale" et sans aucune ambiguïté. Dans le cas contraire, l’environnement familial a une répercussion directe sur la réussite de l’enfant. Si le français est considéré par certains comme une langue de l’altérité, la position de l’enfant penchera, à tort ou à raison, du côté de ses proches et l’école sera considérée comme étant le fief de la culture française, la culture de l’autre. La négligence du cours en classe sera la conséquence première de ce phénomène et, par suite, l’enfant ne rentre plus dans le moule de la classe : il est tellement sage qu’il se renferme sur lui-même et l’inquiétude, quant à son état, serait de mise. Ou au contraire il est instable et tellement agité qu’on ne lui reconnaîtrait que d’être le perturbateur du bon déroulement du cours. Des enfants bercés dans la culture française peuvent, eux aussi, manifester des difficultés semblables à leurs camarades "étrangers". Les raisons dans tout cela ne sont cependant pas identiques aux autres. Mais la stimulation du désir d’apprendre demeure le pilier dans tous les cas d’échec scolaire. Le remède à de tels comportements est donc à rechercher, au-delà des frontières scolaires, dans le milieu scolaire.

1 - Langue maternelle et édification de la personnalité :

Dès la grossesse, le fœtus vit en parfaite osmose avec celle qui le porte, sa mère. Dès cette période, le futur enfant s’habitue donc au fil du temps à la langue de sa nourrice et celle-ci lui transmet, outre la nourriture et l’affection, les clés de son identité. Ainsi, toutes les composantes de la culture et de l’identité de l’enfant sont transmises par le cordon ombilical et par la relation mère-enfant. Dans une relation presque fusionnelle, après la naissance, la mère, sans même le savoir, lègue tout son patrimoine culturel à son enfant. Et par suite c’est cette héritage acquis dès la naissance qui contribuera, peu ou prou, à la structuration des facultés intellectuelles et de sa "petite" personnalité. Les recherches scientifiques nous ont prouvé que le nourrisson pouvait reconnaître non seulement la voix de sa mère mais aussi la langue de celle-ci. Ce qui confirme l’importance de cette langue perçue et décodée in utero dans le développement cérébral de l’enfant. Alors que chez les enfants sauvages, ceux qui ont évolué hors du monde humain, les spécialistes parlent de limitation des capacités cognitives malgré une merveilleuse adaptabilité du psychisme humain. "L’intégration à une niche non-humaine se solde par la mise en place des capacités cognitives et d’un acquis proto-culturel autres que ceux exigés des enfants humains mais il semble bien que le processus, passé un certain seuil temporel, soit irréversible, sinon sous la forme très limitée d’acquisitions de conduites nouvelles ou d’enculturation"(1). Je citerai de passage le "Hayy b. Yaqdhân" d’Ibn Tufayl qui, étant à la base du premier ouvrage de la psychologie de l’enfant écrit par Martin Luther en occident latin sans oublier l’influence directe sur le chef d’œuvre "Robinson Crusoé", se révèle à maints égards assez important plus de huit siècles après(2).

Tous ses arguments associés aux découvertes récentes, mentionnant que l’organisation du système cérébral n’est pas la même chez les enfants bilingues que chez leurs homologues monolingues, témoignent en faveur de l’importance de la langue maternelle Tsunoda(3).

2 - Bilinguisme et identité :

La situation des enfants émigrés, aujourd’hui, est loin d’être la même que celle des enfants de leurs camarades monolingues et mono-culturés. Ayant déjà une langue et une culture maternelles, ces premiers vont devoir se situer face à une langue et à une culture du pays d’accueil. La quête d’une certaine distinction entre la langue et la culture familiales d’un côté et la langue et la culture de la rue et de l’école de l’autre côté est au menu quotidien de l’enfant : identité culturelle et adaptation sociale sont pour lui deux composantes de ce qu’il est et de ce qu’il sera. La même situation peut être observée chez des autochtones. Certaines personnes bercées dans des langues autres que le français (breton, provençal...) n’ont jamais accepté que la langue française, sans aucun lien avec leur inconscient, soit la langue officielle et du foyer et de la société en même temps. Il nous suffit de voir en France le regain de place pour le Breton ou le Gallois par exemple pour mieux s'en rendre compte.

Différentes formes de bilinguisme peuvent cependant se manifester. Il peut s’agir de deux langues et deux cultures parallèles, non conflictuelles, sans porter atteinte aux acquis maternels. C’est le cas des riverains frontaliers entre la France et l’Allemagne. Le français enseigné à l’école au sud de la frontière n’entrave pas la culture et la langue maternelle allemandes. C’est aussi le cas des enfants anglophones vivants sur la rive du Canada français. La langue de l’école, le français, n’est pas perçue comme un danger pour la langue maternelle qui demeure dominante en société(4).

Il peut s’agir aussi de deux langues constamment conflictuelles. L’enfant n’arrive pas à se situer réellement ni dans la langue et la culture maternelles ni dans celles de la société. Ce phénomène appelé témoigne d’une profonde problématique liée à l’identité culturelle et qui entraîne un flou dans la maîtrise des deux langues, toujours dans le cadre du bilinguisme, même si viendrait nous témoigner du contraire une quasi-parfaite locution verbale. La langue maternelle et la langue scolaire sont "non fertiles" et l’appauvrissement l’emporte sur la richesse du bilinguisme. Et c’est de ce deuxième cas de figure en particulier que prend naissance l’échec scolaire.

3 - Régulation et thérapie :

Une meilleure connaissance des réalités citées plus haut permet de mieux sensibiliser les futurs enseignants en les rendant plus attentifs aux comportements des enfants dans la vie courante et, par suite, de mieux les percevoir dans leur réalité vitale quotidienne. Aussi mettre l’accent sur les relations entre les individus plutôt que sur les individus en relation. Il s’agit d’inviter tout un chacun à entrer dans le mythe et dans l’univers culturel et communautaire de l’autre.

Tous ces éléments font qu’un enfant ne peut pas faire l’effort d’apprendre si les structures du pays d’accueil y compris les structures du langage ne lui accordent une place au présent et au futur. Il ne fournira pas d’effort s’il n’y a pas de reconnaissance dans ses efforts d’apprentissage.

Tout d’abord, ce travail ne se veut aucunement être d’ordre politique. L’objectif n’est pas du tout de mettre en cause ni la fonction ni le rôle de l’école qui eux relèvent du politique. Il est légitime et obligatoire que les enfants apprennent la langue et la culture du pays d’accueil. Cependant, faudrait-il sortir du clivage monolinguisme-bilinguisme pour s’intéresser à l’enfant tel qu’il est, tel qu’il se présente, un être humain avant tout ? Faudrait-il, en outre, sortir d’un système clos où la langue n’est appréhendée que par son côté communicatif et de là l’enfant est réduit à un outil au lieu d’être considéré comme un sujet à part entière ?

Enfin, la solution ne serait-elle pas de réintroduire la langue maternelle, du moins dans la partie préscolaire, et d’enseigner la langue seconde comme une langue étrangère, à son début, pour redevenir progressivement la langue de l’enseignement tout court ? S’agissant de la langue arabe, elle saura certainement s’adapter comme elle a su s’adapter jadis à la traduction et à la préservation d’une bonne partie de la pensée grecque et latine. Et l’intérêt de l’école française pour la langue arabe ne devrait se limiter non plus ni à la découverte du pétrole ni à la colonisation ; bien au-delà. Tenir compte de la richesse culturelle et linguistique de ses citoyens, ne serait-il pas le moyen qui offrirait à la France le statut de privilégié, sur l’autre rive de la méditerranée, là où l’Asie et l’Amérique latine tentent de s’introduire timidement ?

Notes :
1 - R. Berthelier : Adaptation sociale, in Troubles du langage et de la filiation, Ed. La pensée sauvage, 1988, pp. 101-118.
2 - L. Gauthier : Hayy b. Yaqdhan, Paris 1983.
3 - T. Tsunoda : Langue maternelle et latéralisation du système nerveux central, in Science et pseudo-science, UNESCO, Paris 1982, pp. 109 ss.
4 - "Ferdinand de Saussure, selon qui la linguistique a pour unique et véritable objet la langue envisagée en elle-même et pour elle-même, exclut l’individu parlant, et, du même coup néglige l’interaction entre locuteurs. Dans la langue ainsi conçue, tout se passe comme si personne ne parlait". Voir C. Hagege : L’homme de parole, Fayard, Paris 1985, p. 229.
Références :
1 - Berthelier, R.: Adaptation sociale, in Troubles du langage et de la filiation, Ed. La pensée sauvage, 1988.
2 - Gauthier, L.: Hayy b. Yaqdhan, Paris 1983.
3 - Hagege, C.: L’homme de parole, Fayard, Paris 1985.
4 - Tsunoda, T.: Langue maternelle et latéralisation du système nerveux central, in Science et pseudo-science, UNESCO, Paris 1982.
Pour citer l'article :

* Dr Chokri Mimouni : Enseignement de l’arabe et régulation de l’échec scolaire, Revue Annales du patrimoine, Université de Mostaganem, N° 14, 2014. http://annales.univ-mosta.dz

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Annales du patrimoine N° 10, 2010.
La perception de Hayy ben Yaqdhan en Occident latin
Annales du patrimoine N° 11, 2011.

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