Le bilinguisme dans le récit autobiographique de
Soumya Ammar-Khodja

Dr Naziha Benbachir
Université de Mostaganem, Algérie

Résumé :

L'article présenté porte sur l'analyse d'un récit autobiographique de l'écrivain Soumya Ammar-Khodja. L'auteure revient dans son texte sur sa trajectoire linguistique, elle évoque les différentes périodes de sa vie au contact des langues. Ainsi, nous allons tenter dans ce travail de confronter le cheminement linguistique de Soumya Ammar-Khodja à la structure narrative du récit de Vladimir Propp qui a été d'ailleurs reprise de manière intéressante dans le champ de la sociolinguistique.

Mots-clés :

langues, narration, bilinguisme, sociolinguistique, récit.

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Bilingualism in the autobiographical narrative of Soumya Ammar-Khodja

Abstract:

The article presented deals with the analysis of an autobiographical account by the writer Soumya Ammar-Khodja. The author returns in her text on her linguistic trajectory, she evokes the different periods of her life in contact with languages. Thus, in this work, we will try to compare Soumya Ammar-Khodja's linguistic development with the narrative structure of Vladimir Propp's story, which has also been taken up in an interesting way in the field of sociolinguistics.

Key words:

languages, narration, bilingualism, sociolinguistics, narrative.

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Texte :

Notre article s'intéresse à ce que peut nous révéler un récit autobiographique, où l'auteure va s'interroger sur la façon dont elle fait émerger sa relation avec ses langues.

Une des spécificités de l'autobiographie langagière est d'opter pour une perspective mettant en évidence le rapport à la langue ou aux langues des autobiographes et biographés (Perrégaux, p. 31).

Notons que le récit autobiographique montre un sujet en travail, en mouvement qui cherche à donner du sens à son expérience. Ainsi, il ne se cantonne pas à une narration chronologique des évènements, il rend compte des liens affectifs et symboliques entre l'auteur et ses langues.

Et plus particulièrement, le récit de l’écrivain migrant est partie prenante avec ses repères, ses lectures des évènements et ses témoignages.

Ainsi, le récit n’est pas que narration, il devient également construction et dans ce processus de construction personnelle de l’histoire, la mémoire sociale et collective est constamment sollicitée.

Pour Deprez derrière les récits divers, se donne à voir, un certain nombre de "séquences actions (certaines obligatoires, d'autres facultatives, certaines détaillées, d'autres elliptiques) dont l'enchaînement est guidé par la chronologie des évènements vécus" (Deprez, p. 42).

Deprez reprend une référence intéressante hors du champ sociolinguistique et se réfère à Propp et à sa description de la structure du conte(1).

Christine Deprez reprend la structure narrative qu’elle modifie légèrement pour en faire une trame narrative :

1 - Trame narrative "Deprez" :

1. Avant :
Motivations de la migration (+/- raisons invoquées, causes tues, connivences ou connaissances partagées avec l'auditeur),
Décision (+/- hésitations, conseils, exemples).
L'évènement :
Départ effectif (+/- préparatifs, émotions),
Le voyage (+/- détails),
(+/- l'arrivée : premières impressions).

2. Après :
Apparition des premières difficultés.

C’est cette approche que nous avons choisie ici, qui prend en compte l'ensemble du récit pour y chercher des régularités, qui seront, étant donné le caractère singulier des autobiographies, essentiellement des régularités structurelles.

L’autobiographie qui nous intéresse ici est celle de Soumya Ammar Khodja, une écrivaine algérienne, née au Maroc. Elle a vécu à Fez, à Rabat puis en Algérie où elle s’est installée avec sa famille. Elle a également enseigné la littérature au département de français de l’université d’Alger.

En 1994, l'auteure quitte l’Algérie et s’installe en France où elle anime des ateliers d’écriture dans le milieu associatif. Aussi, elle est l’auteure de critiques littéraires et de recueils de poésie.

Le récit sur lequel nous allons nous pencher est le texte d'une conférence présentée par Soumya Ammar-Khodja à Prague en 2004(2).

Le texte s’intitule "L’orient tressé à l’occident"(3), une métaphore qui met en jeu deux univers différents à savoir l’Orient et l’Occident et qui fait allusion à deux univers linguistiques différents mais liés et entrelacés.

Ce qui va nous occuper d'abord est la structure narrative qui prend forme dans ce récit. La description de "l’avant" de Soumya Ammar Khodja se situe au Maroc, où elle est née, et où elle a passé une partie de son enfance et de sa scolarité maternelle et primaire.

Par contre, "l’après" du récit est en Algérie, un retour définitif et une migration qui a marqué l’enfance de l’auteure, son adolescence et même sa vie d’adulte ; ce départ a surtout marqué son itinéraire linguistique, bouleversé sa vie avec les langues et a modifié son bilinguisme.

M’inscrivant dans une perspective plutôt sociolinguistique, j’ai choisi d’étudier ces fragments illustratifs de la réalité sociolinguistique de l’auteure avant son départ du Maroc et après son arrivée en Algérie.

2 - L’avant "une enfance au Maroc" :

1. Un bilinguisme harmonieux :

"L’avant" de l’auteure correspond selon ses premiers propos à "une ambiance linguistique". Le mot ambiance renvoie à un état d’équilibre et d’harmonie. L'auteure vivait au sein d'une famille mixte "d'un père algérien et d'une mère marocaine, elle-même fille d'un Suisse et d'une Allemande".

2. Le répertoire verbal(4) individuel/familial :

Ses deux parents parlaient et écrivaient le français, ils parlaient également l'arabe dialectal et écrivaient l’arabe classique que l'auteur désigne de "fusha".

En l'occurrence, l'arabe est la langue de la majorité des Algériens et des Marocains. Nous pouvons à l'instar de Taleb-Ibrahimi (1997) distinguer trois variétés : l'arabe classique(5), l'arabe moderne(6) et l'arabe dialectal(7).

L'auteure évoque les deux variétés de l'arabe (AD) et (AC) qui renvoient selon ses propos à une situation diglossique(8) : "Mes deux parents étaient bilingues, plus précisément trilingues en tenant compte de la diglossie de l'arabe".

D'ores et déjà, nous pouvons qualifier l'ambiance linguistique familiale de l'auteure de plurilingue(9), dans la mesure où plusieurs langues cohabitent dans son espace familial à savoir l'arabe dialectal, l'arabe classique et le français et où la place de choix revient à l'arabe dialectal.

3. Les langues premières :

Dans son récit autobiographique, l'auteure ne manque pas d'évoquer "sa première langue", celle que les parents utilisent avec elle ainsi "La première langue qu'ont utilisé mon père et ma mère pour me parler a été l'arabe dialectal avec ses deux accents différents, algérien et marocain".

Le français fait également partie de ce paysage linguistique d'ailleurs notre auteur s'est familiarisé très tôt avec cette langue. Le français "était conjointement utilisé au même titre que l'arabe dialectal".

4. Pratique littéraciée précoce :

L'enfance de Soumia Ammar Khodja était également marquée par une pratique littéraciée précoce ainsi elle disait : "J'ai été très tôt lectrice".

Les livres étaient un objet familier, c'étaient "des viatiques(10) dans tous les sens du terme". Effectivement "L'écrit (notamment dans d'autres langues que celle de l'école) joue un rôle important dans les stratégies sociales de rattachement aux langues, dans leurs délimitations verbalisées, dans l'identification et l'imposition de normes valides pour le groupe". (Moore, 2006)

5. Scolarité précoce en français et en arabe :

En fait, la première scolarisation de l'auteur s'est réalisée dans une école maternelle dans la ville de Rabat. Un parcours qui s'est prolongé après dans une école publique où on dispensait des cours bilingues : "la matinée l'arabe et l'après-midi en langue française".

Ce sont essentiellement ces deux langues qui ont bercé l'enfance de l'auteure et qui attestent d'une dynamique plurilingue dominée par l'utilisation de l'arabe et du français.

3 - 1er déplacement à "Fès première épreuve" :

Par ailleurs, le déplacement de la famille de Rabat à Fès va marquer un changement dans sa trajectoire scolaire.

Faute de place, elle va être inscrite dans une école primaire où l'arabe n'a pas de place et où il fallait "mettre un trait", selon ses termes, sur l'enseignement bilingue. Ainsi elle disait : "Il ne fut alors plus question d'enseignement bilingue. L'administration devait, pendant l'année, introduire un vague enseignement d'arabe après les cours non obligatoires... je n'en garde aucun souvenir".

Le déséquilibre évoqué au cours de cette période est relatif à l'enseignement bilingue et plus particulièrement à l'absence de la langue arabe du cursus. Une situation qui n'a pas affecté durement l'auteure, puisqu'elle se trouvait encore en terre marocaine.

L'ambiance évoquée depuis le début du récit atteste d'un bilinguisme familial vécu harmonieusement par l'auteur. Un bonheur de courte durée, puisque la famille de Soumya Ammar-Khodja va rentrer définitivement en Algérie.

Cette migration va-t-elle affecter sa relation avec les langues ? Comme au Maroc, en Algérie on utilise aussi l'arabe et le français ; sauf que l'Algérie présentait à l'époque un contexte sociopolitique(11) différent du Maroc.

4 - L'après "premières épreuves" :

1. Dégradation du bilinguisme :

Les premières épreuves apparaissent dans les premières phrases de son récit. En effet, la première difficulté que l'auteure rencontre se répercute sur sa scolarité ; un cursus scolaire qu'elle qualifie de "médiocre", l'adjectif rend bien compte de la réalité.

Une situation qui n'est pas inhérente au système scolaire algérien, c'est bien le départ définitif qui crée le trouble, d'ailleurs, elle le résume bien dans cette phrase : "Les adultes ne s'imaginaient pas qu'une enfant qui n'avait pas tout à fait huit ans pût souffrir sans qu'elle le sût vraiment elle-même d'un départ, d'un déplacement d'un pays à un autre".

Il en résulte une cassure, une "prescience et une impossibilité de retour qui s'étaient répercutées sur ma scolarité".

Les propos attestent d'une rupture dont les conséquences vont être perceptibles dans sa trajectoire scolaire.

Donc le départ du Maroc à l'Algérie est bien l'évènement marquant qui va influencer son cheminement linguistique.

Sachant que la migration entraîne chez les sujets la perte de repères entre autre identitaires. L'identité des individus qui émigrent à l'âge adulte est déjà largement construite. Qu'en est-il des enfants ? Qui sont sujets à des évolutions. Il est certain que ce développement va affecter largement l'auteure qui n'a que huit ans.

2. 1ère tentative de réparation :

La pratique de la littéracie a visiblement aidé l'auteure à "adoucir" l'impression négative qu'elle avait eue au cours de cette période. En témoigne ce passage : "De cette première année scolaire en Algérie, je ne garde pas un bon souvenir. L'impression négative en est pourtant adoucie par le plaisir que j'ai eu à lire, forcément en français".

Ce départ coïncide avec l'indépendance de l'Algérie, un autre évènement historique majeur qui va encore affecter le cursus scolaire de l'auteure.

Puisqu'on va introduire l'enseignement de la langue arabe, en effet "cette année 1962-1963, alors que l'Algérie sortait d'une guerre de presque huit années, j'ai eu une enseignante de langue arabe".

L'introduction de la langue arabe au cours de cette année n'a pas été d'une grande portée comme le signalait ci-dessus l'auteure.

Apparemment, l'indépendance politique n'a pas été suivie par une indépendance linguistique. On continuait à enseigner l'histoire de la France : "En Algérie donc, en cette première année d'indépendance le livre d'histoire de France était encore là".

Cette contradiction va nourrir la passion de l'auteure pour l'histoire de la France, qu'elle désigne elle-même de "basculement fertile".

3. Le collège bilingue :

Le passage au collège au cours de cette période mouvementée est marqué par un enseignement bilingue, mais sans incidence majeure sur notre auteure.

Bien que cette période soit marquée par l'arabisation de l'histoire cela n'empêchait pas l'enseignement en français de la géographie et des sciences.

Au lycée le français est encore présent plus que la langue arabe, qui n'est même pas citée. Cette domination est justifiée par la filière littéraire : "j'ai été une littéraire. Au lycée, de la classe de seconde à la première, les auteurs enseignés ont été Voltaire, Rousseau, Molière, Zola, Musset, Baudelaire, Rimbaud". Dans cette longue liste, figure un seul auteur algérien Mohamed Dib(12).

L'auteure ne manque pas de signaler qu'à cette période la plupart des enseignants étaient pour la plupart d'entre eux des Français dont elle : "garde un très bon souvenir de leur enseignement où la passion littéraire n'était pas absente".

Nous constatons que la passion pour le français et pour la littérature, a été renforcée par une pratique littéraciée en français au centre culturel français de Constantine (CCF) qui était "son grand pourvoyeur de livres".

Une pratique partagée avec sa maman ainsi : "j'empruntais pour moi et ma mère. Nous avons lu les auteurs que nous affectionnons. La série des Rougon-Macquart fit partie de ce compagnonnage et de ce partage. J'avais de la tendresse pour Zola. "La pratique de la lecture bien qu'elle soit ancienne elle a permis le rapprochement avec sa mère".

Cette proximité affective avec le français n'a pas été facilité avec la langue arabe effectivement : "Il n'a pas été de même dans l'enseignement dans la langue arabe" où le prêt du livre en classe était inexistant, une pratique inconnue en Algérie qui "ne possédait peut être pas encore les moyens de son programme d'arabisation".

Une distance qui a été renforcée par une pratique d'enseignement "plutôt aride où le plaisir esthétique était quasi envisageable", voire même "pragmatique et très intimidante".

4. Une terminale bilingue, la reconquête du bilinguisme :

En classe de terminale la philosophie a été arabisée, un enseignement qui a été enrichi par la lecture de textes philosophiques en français sur les conseils "de mon père, j'ai enrichi mes cours de philosophie en langue arabe de la lecture de textes en langue française des annales de baccalauréat en français".

L'auteure ira jusqu'à qualifier cette année de "belle année" de "bilinguisme vivant et passionnant".

Désormais, la lecture en arabe et en français des textes de philosophie a permis d'établir un équilibre longtemps freiné depuis son départ définitif du Maroc.

Le départ du Maroc en Algérie avait largement déstabilisé l'auteure. Il n'a pas été sans conséquence sur sa vie et sur sa trajectoire linguistique. Il ne faut pas non plus oublier la scolarisation algérienne qui a nourri la contradiction.

En dépit de son indépendance le pays continuait à enseigner le français ; l'arabe n'avait pas le "droit de cité" nous pourrons dire qu'il subissait une marginalisation due à cette période de transition et de préparation hâtive.

5. L'université :

L'attachement au français va notamment se matérialiser avec une inscription en licence de français.

Il est évident que le parcours sera en français, que les écrivains étudiés seront des Français mais cela n'empêchait pas d'avoir dans le programme des écrivains algériens de langue française ou d'avoir parmi les enseignants de jeunes enseignants algériens.

Il y avait aussi un module de langue arabe obligatoire mais qui n'avait aucune importance. Tous ces faux-adjuvants ne vont pas aider à rapprocher l'auteure de la langue arabe et à rétablir l'équilibre du bilinguisme.

Evoquant son parcours universitaire l'auteure revient sur sa relation avec la langue arabe classique.

Une familiarité sonore et acoustique qui remonte à l'adolescence et à la jeunesse : "dans l'écoute du Coran, de la façon la plus belle. La voix d'Abd as Samad, l'un des plus grands récitants du monde arabe, s'élevait dans des matins de lumière, imprégnant mon imaginaire".

Cette proximité a été maintenue grâce aux médias égyptiens notamment à travers les films et les chanteurs de l'époque.

L'auteure n'oublie pas non plus de parler de l'arabe dialectal "langue hors du carcan scolaire", c'est la langue du savoir-être, du savoir-faire, de sa jeunesse et de sa vie à Constantine.

Bien que ces deux langues (AC) et (AD) soient absentes (ponctuellement pour l'AC) du paysage scolaire, elles étaient présentes dans la vie de tous les jours.

Nous constatons que le bilinguisme individuel et social de Soumya Ammar-Khodja, n'a pas été pris en charge par l'institution scolaire qui a été le principal opposant.

5 - L'écriture et le bilinguisme :

On notera aussi que c'est dans l'écriture-fiction de la nouvelle "Rien ne manque" que l'auteure s'est rendue compte que quelque chose lui manquait(13).

Une nouvelle écrite en terre d'exil "car, hormis une nouvelle écrite en Algérie, toutes étaient composées en France, pays où je pratique l'arabe de mon enfance et de ma jeunesse".

Cette nouvelle écrite dans un contexte géographique en l'occurrence en terre occidentale a servi à rétablir l'équilibre avec l'Orient.

Finalement, l'entrelacement des deux langues se réalise en terre d'exil, où l'auteur évoque "un bilinguisme végétal" présent à travers l'emprunt des paysages et des motifs maghrébins : "corail, gazelle, jasmin, ambre, calligraphie".

C'est aussi en terre d'exil qu'elle insère des mots en arabe qui lui procure "un état de réflexion et de jubilation".

Ce bilinguisme la place dans une situation de supériorité, ainsi en héroïne "mon plaisir est grand quand les lecteurs, n'ayant aucune connaissance de l'arabe, me désignent les phrases habitées et me disent elles sont poétiques". C'est bien l'accomplissement d'une quête longtemps désirée.

Notes :
1 - Morphologie du conte, Seuil (Points/Essais), 1970.
2 - http://migrations.besancon.fr
3 - Ce titre est extrait d'un poème de Soumya Ammar-Khodja, (2001).
4 - Initialement défini par (Gumperz, 1964, p. 77) la notion du répertoire verbal est considérée comme étant l’ensemble des variétés sociales et fonctionnelles.
5 - L'arabe classique (AC) : cette variété reçoit plusieurs appellations, arabe littéraire, arabe littéral et "al arabia al fusha". Est véhiculée par le Coran, la tradition prophétique, la poésie antéislamique et celles des époques Omeyyade et Abbasside, cette langue qui appartient à la famille chamito-sémitique.
6 - L'arabe moderne (AM) : Cette variété est utilisée par les médias, dans l'enseignement, dans le débat politique et dans la littérature contemporaine.
7 - L'arabe dialectal "Eddarja" (AD) : cette variété est la langue première des locuteurs arabophones. Elle varie d'un pays arabe à un autre et même à l'intérieur de chaque pays.
8 - Pour Fergusson, la diglossie désigne l'emploi régulier de deux variétés par des locuteurs appartenant à la même communauté linguistique avec des fonctions complémentaires, "hautes", voire "basses".
9 - Le plurilinguisme se construit à partir du répertoire linguistique, conçu comme une : "compétence à communiquer langagièrement et à interagir culturellement possédée par un acteur qui maîtrise, à des degrés divers, l’expérience de plusieurs cultures, tout en étant à même de gérer l’ensemble de ce capital langagier et culturel" (Coste, Moore et Zarate, 1997).
10 - "Moyen de parvenir, soutien, atout" (Larousse, 2005, p. 1108).
11 - Cette période est marquée par l'indépendance de l'Algérie suite à une guerre qui a duré plus de 7 ans et une colonisation de plus d'un siècle (132 ans).
12 - Mohamed Dib (1920-2003) est un grand écrivain algérien de langue française, il est considéré comme l'un des pères fondateurs de la littérature algérienne de langue française.
13 - "Cette expression est donc tirée de l'arabe, telle que je l'ai entendue en Algérie, souvent formulée par des femmes, dans des situations plus ou moins graves" (Ammar-Khodja, 2005).
Pour citer l'article :

* Dr Naziha Benbachir : Le bilinguisme dans le récit autobiographique de Soumya Ammar-Khodja, Revue Annales du patrimoine, Université de Mostaganem, N° 12, 2012. http://annales.univ-mosta.dz

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