Préoccupations d’études orientales dans l’œuvre de
Démètre Cantemir

Dr Marcela Ciortea
Université d’Alba Iulia, Roumanie

Résumé :

Ecrivain de formation encyclopédique, membre de l'Académie de Berlin à la proposition du philosophe allemand Leibnitz, Démètre Cantemir a eu dès le début de sa carrière la conscience de la stratification et du développement des langues à travers le temps. Prince de la Moldavie, fils du prince régnant, Démètre Cantemir (1673-1723) a été détenu par les Turcs, comme otage pour la fidélité de son père. Habitant à Constantinople entre 1688 et 1691, le jeune Cantemir a étudié à l'Académie de la Patriarchie où il a appris, outre le latin, le grecque et le slavon qu'il avait déjà appris chez lui, le turc, le persan et l'arabe.

Mots-clés :

orientalisme, Cantemir, ottoman, langues, histoire.

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Concerns of Oriental studies in the work of Démètre Cantemir

Abstract:

Writer of encyclopedic training, member of the Berlin Academy at the suggestion of the German philosopher Leibnitz, Démètre Cantemir had from the start of his career the awareness of the stratification and development of languages over time. Prince of Moldavia, son of the reigning prince, Demeter Cantemir (1673-1723) was held by the Turks as a hostage for the loyalty of his father. Living in Constantinople between 1688 and 1691, the young Cantemir studied at the Academy of the Patriarchy where he learned, in addition to Latin, Greek and Slavonic which he had already learned at home, Turkish, Persian and Arab.

Key words:

Orientalism, Cantemir, Ottoman, languages, history.

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Texte :

Prince de la Moldavie, fils du prince régnant, Démètre Cantemir (1673-1723) a été détenu par les Turcs, comme otage pour la fidélité de son père. Habitant à Constantinople entre 1688-1691, le jeune Cantemir a étudié à l’Académie de la Patriarchie où il a appris, outre le latin, le grecque et le slavon qu’il avait déjà appris chez lui, le turc, le persan et l’arabe. Les œuvres d’études orientales sont "Incrementa atque decrementa aulae othomanicae", écrite en latin, à la demande de la Reine de l’Angleterre (1716), "De muro Caucaseo", écrite en latin en 1722, Le Système de la religion mahométane, écrite à la demande du Tsar de la Russie en 1722-l’original de l’ouvrage en latin étant nommé "Curanus" (Le Coran) - Colectanea orientalia, écrite en latin en 1722. On pourrait y ajouter un Traité de musique orientale, "Tarifu ilmi musiki ala veghi makus", écrit en turc en 1704.

Ecrivain de formation encyclopédique, membre de l’Académie de Berlin à la proposition du philosophe allemand Leibnitz, Démètre Cantemir est resté dans la conscience de la postérité aussi par le fait que son nom est inscrit sur l’une des plaques en marbre de la façade principale de la Bibliothèque Sainte-Géneviève de Paris.

Prince de la Moldavie, fils du prince régnant, Démètre Cantemir a été détenu par les Turcs, comme otage pour la fidélité de son père Constantin Cantemir envers la Porte Ottomane, puis comme kapukehaia(1) de son frère Antioche 22 ans, habitant à Constantinople, "la perle du Bosphore", où il a appris outre le latin, le grec et le slavon qu’il avait déjà appris chez lui, le turc, le persan et l’arabe, langues alors à la mode dans le Proche-Orient. Vivant dans l’ambiance idéologique et culturelle de l’Académie grecque de Phanar, qui perpétuait la tradition de Byzance, et dans l’ambiance du milieu turco-oriental où il avait pénétré, "le bey-zade(2) moldave réussit à s’assimiler les trois grandes cultures de son époque : le classicisme gréco-latin, l’humanisme italien et la culture musulmane, s’avérant ainsi le plus grand encyclopédiste de son temps"(3).

Son séjour à Constantinople se place à la fin du XVIIe siècle (1688-1710), alors que la décadence de la puissance et de la grandeur de l’Empire Ottoman était déjà évidente.

Durant l’automne de 1700, victime de quelques complots, le frère de Démètre Cantemir, le prince régnant Antioche, est chassé du trône. Se trouvant encore à Constantinople, Démètre vit une période de l’argent donné par son frère alors que celui-ci se trouvait encore au pouvoir; mais les ressources financières s’étant épuisées, il devient précepteur des fils de quelques riches de la ville. C’est ainsi que, à la demande de ses élèves(4), il écrit un traité sur la musique turque, intitulé Tarifu ilmi musiki ala vêghi makus (1704), c’est-à-dire Brève explication de la musique théorique, l’unique ouvrage écrit en turc et conservé dans la Bibliothèque de l’Institut de Turcologie d’Istanbul(5).

Quelques fragments de cet ouvrage ont été publiés par Yecta Rauf sous le titre La Pechrev ouverture instrumentale, dans "Revue musicale", VII, Paris, n° 5, p. 117-122 et aussi par T. T. Burada, dans "Scrierile muzicale ale lui Dimitrie Cantemir" (Les Ecrits musicaux de Démètre Cantemir) dans Les Annales de l’Académie Roumaine, Mémoires de la section littéraire, s. II, mém. 32, 1910(6).

Les 33 signes utilisés par Démètre Cantemir pour marquer les sons des deux octaves chromatiques employés dans le système de notation européen (Tableau reproduit par Ecaterina Taralunga, op. cit., p. 271).

Le livre théorise les règles de la musique turque, Cantemir établissant un système original de notation utilisant les lettres de l’alphabet arabe. Ecaterina Taralunga(7), dans une étude, fait l’analyse du traité de Cantemir, tout en réalisant une comparaison entre la solution proposée par celui-ci et la musique orientale ancienne (Musikar et Al Farabi) et la musique européenne contemporaine (Johan Sébastien Bach).

Motivant ce livre par l’absence d’un système unitaire de notation dans la musique orientale, Cantemir reste un initiateur pour les chercheurs de plus tard dans le même domaine, étant cité même de nos jours.

Il a utilisé la valeur chiffrable des lettres de l’alphabet, "à l’origine magique... De la même manière, suggestionné du fait que la musique-même représentait pour les Orientaux un territoire magique, symbolisant l’union entre l’homme et l’univers, les lettres de l’alphabet arabe lui auraient semblé deux fois plus capables d’indiquer les sons musicaux"(8).

Candidat au trône des Principautés Roumaines plus tard, une fois qu’il fut monté sur le trône de Moldavie, en novembre 1710, Démètre Cantemir se rangea du côté de Pierre le Grand, à la suite d’un traité conclu à Luck le 13 avril 1711, dans l’espoir de délivrer ainsi sa patrie de la domination ottomane(9). Après la bataille de Stanilesti, en juillet 1711, défait, Cantemir s’est réfugié avec 4000 Moldaves en Russie, où il a trouvé un climat favorable qui lui a permis non seulement de déployer une intense activité politique, comme conseiller de Pierre le Grand, mais aussi de faire valoir ses multiples connaissances dans le domaine des questions orientales et historiques.

Ainsi, entre 1714-1716, Cantemir rédige sa première œuvre d’études orientales Incrementa atque decrementa aulae othomanicae.

Ecrit en latin médiéval, la langue scientifique de l’époque, ce premier exposé systématique du développement politique et militaire de l’Etat féodal ottoman s’est imposé à l’attention des savants européens grâce à une série de traductions qui ont valu à l’auteur, après sa mort, une renommée mondiale(10).

L’ouvrage entier est centré sur l’idée de l’évolution ; la conception historique du savant moldave étant divisée en trois étapes : la naissance, l’agrandissement et la décadence(11). Une autre idée très importante qu’on peut mettre en évidence est la conception conformément à laquelle c’est le souverain qui a le rôle fondamental de changer le monde. Ces deux idées essentielles représentent deux motifs sérieux à cause desquelles l’Histoire de Cantemir a été considérablement appréciée parmi les Européens(12).

L’œuvre est structurée en deux parties : la première présente l’histoire de l’agrandissement de l’empire dès sa fondation (en 1300) jusqu'à 1672 (la chute de Kamenitza, la dernière victoire éclatante obtenue par les Turcs)(13) et y concentre l’histoire de 19 sultans(14), le dernier étant Mahomet IVe (c’est à partir de son règne que commence la décadence du pouvoir ottomane) ; la deuxième traite de la décadence de l’Empire et relate les événements historiques passés entre 1672 et 1712, période durant laquelle se sont succédé au trône 5 sultans.

Utilisant comme prétexte ce "résumat" d’histoire turque, d’après la chronique de Saadi Effendi, amplifiée avec des notes critiques, Démètre Cantemir offre au monde chrétien quelques aspects de l’organisation sociale et militaire de l’Empire ottoman. Voila quelques unes des idées les plus importantes :
1 - l’organisation de l’armée est l’un des facteurs essentiels d’ascension au pouvoir impérial.
2 - l’affermissement du pouvoir dans les territoires conquis est réalisé par leur transformation en ĝamie et par l’édification, dans ces territoires, de quelques institutions : médrese (académies), mekteb (écoles élémentaires), imarete (hôpitaux, cantines).
3 - la hiérarchie religieuse turque est rigoureusement structurée: mufti (le pape), cadiulacher (le patriarche), mevea ou mola (l’archi évêque ou le métropolite), cadi (l’évêque), imam (le prêtre), danishmed (le diacre) et interdit l’ascension hiérarchique d’un rang à un autre.
4 - les principes solides du Coran assurent la discipline de l’armée qui, d’ailleurs, était très bien payée ; pour soutenir cette affirmation, Cantemir met en évidence un précepte du Coran, conformément selon lequel il ne faut pas pleurer le mort, son corps ne doit pas être retenu plus d’un jour et qu’on ne peut pas le transporter très loin ; ainsi, par comparaison, il explique la réussite de la vitesse d’attaque de l’armée après un combat, par rapport à n’importe quelle armée chrétienne(15).

A la demande du Tzar de la Russie qui évoque la nécessite de l’existence d’un livre sur l’art de vivre des musulmans et qui soit destiné aux hommes d’Etat russes, Cantemir fait paraître à Saint Petersburg (1722) Kniga sistima ili sostoianie muhammedanskoi relighii, c’est-à-dire Le système de la religion mahométane. La version latine du texte intitulé Curanus c’est-à-dire le Coran, est restée inédite et a été conservée dans la Bibliothèque des Archives principales du Ministère des Affaires Etrangères de Moscou, y étant découverte par G. Tocilescu en 1877(16).

Bien que le titre du livre fasse référence uniquement à la religion musulmane, en fait, l’ouvrage c’est une étude détaillée sur les peuples musulmans et leur civilisation, sa structure de six chapitres ayant comme source essentielle l’étude des préceptes du Coran, du folklore, des institutions et de la législation, que l’auteur a connus pendant son séjour en Turquie.

En ce qui concerne l’origine des langues, selon Démètre Cantemir la langue syriaque est la source essentielle de 72 de langues différentes qui se sont constituées plus tard dans des véritables familles. Au début, elle était exprimée à l’aide des hiéroglyphes, puis sont apparus les alphabets. Une attention particulière est accordée aux langues fondée sur l’alphabet arabe dont le trait particulier c’est qu’il note seulement les consonnes(17). A la suite d’une analyse des types d’écriture arabe utilisés soit dans le passé historique, soit dans le présent immédiat en n’importe quel espace géographique (arabes, perses, turcs, indiens) il nous attire l’attention sur quelques caractères : kirma, kufi, talique. Puis, il fait référence aux 70 langues différentes appartenant au groupe de langues arabes ayant en commun le même alphabet.

Cherchant des informations sur l’alphabet des Indiens dont il reproduit les valeurs chiffrables des lettres, Cantemir réalise une étude comparative entre celui-ci et les chiffres modernes ; il range ces informations dans un tableau dont Ecaterina Taralunga reproduit le début : Etant donné que le persan et le turc ne possédaient pas une grammaire propre et étudiaient la grammaire arabe, le prince moldave est convaincu encore une fois que l’arabe est la langue source des deux autres(18).

Le système vocalique des langues arabes est constitué, selon l’ouvrage de Cantemir, seulement d’ustun (e), esre (i), et usturun (u) qui n’ont pas d’équivalent à l’écrit(19).

Pendant la même année 1722, prend naissance le livre De muro caucaseo ; une partie de ce livre, portant le même titre, est publiée en Commentarii Academicae Scientiarum Petropolitanae, I, St. Petersburg, 1726, pp. 425-463, sous la coordination de T.-S. Bayer. L’événement qui a favorisé l’apparition de ce livre a été l’expédition de Pierre le Grand en Daguestan ; Cantemir a rédigé ce livre sous forme d’exposé archéologique sur le mur caucasien qui - sans connaître l’origine et l’identité du peuple qui l’a construit - commence du port de Derbent, à la Mer Caspienne, et monte sur le versant nordique du Caucase, de l’Est vers l’Ouest, ayant une étendue de 800 Km environ.

S’y déplaçant, Cantemir réalise des copies des différentes inscriptions tout en insistant sur l’une qu’il considérait la plus ancienne et dans laquelle il identifie un message hiéroglyphique. Ces dessins réalisés sous forme de caractères à origine inconnue mais semblable aux chinois, il les reproduit en Ex eiusdem Demetrii Cantemirii schedis manuscriptis, dans l’intention probablement de les organiser d’une manière chronologique. C’est ainsi qu’il découvre des hiéroglyphes appartenant à plusieurs groupes ou âges, caractérisant l’écriture pictographique ou symbolique soit qu’elle est chinoise ou égyptienne(20).

Dans les quelques notes restées, il a décrit des mosquées, des tombeaux, des palais, des figures allégorique qui embellissaient les monuments ; ces notes ont été publiées dans la collection d’œuvres de Démètre Cantemir, l’édition de l’Académie Roumaine, portant le titre Collectanea Orientalia. Principis Demetrii Cantemirii variae schedae et excerpta e autographo descripta (Collection orientale. Différentes notices et extraits reproduits du manuscrit de l’auteur)(21).

Ce serait - mais les mots sont insuffisants pour pouvoir en parler - quelques uns des domaines d’intérêt qui ont préoccupé la personnalité encyclopédique du prince moldave Démètre Cantemir. Les notes de l’Histoire et du Système de la religion mahométane révèlent également l’intérêt de celui-ci pour les beaux-arts du Proche-Orient, notamment la peinture. Son ami, Levni Celebi, peintre en chef du Sérail impérial, c’est grâce à celui-ci qu’il a pu obtenir des copies de portraits de sultans, insérées ensuite dans la traduction anglaise de l’œuvre et reproduites également dans la traduction allemande(22).

Le chercheur roumain Mihail Guboglu qui a étudié en détail les préoccupations dans le domaine des études orientales de Démètre Cantemir, note : "Les œuvres d’études orientales de Démètre Cantemir et en premier lieu Incrementa et Kniga, considérées dans l’ensemble, constituent une source des plus riches d’informations sur l’histoire du Proche-Orient, notamment sous l’aspect politique-militaire et social-culturel. La richesse et la variété de ces informations touchent à tous les domaines des études orientales : histoire, économie, langue, littérature, art, monuments, civilisation matérielle et spirituelle des peuples de l’Orient, c’est-à-dire de l’Asie et de l’Afrique du Nord (sl. n. - Marcela Ciortea). Sans doute, la plupart des informations touchent-elles à la turcologie, spécialement sous rapport historique, de même qu’à l’arabistique, à l’iranistique, à la tatarologie et à la caucasologie (sl. n. - Marcela Ciortea), mais il nous faut reconnaître que ces informations s’entrelacent bien souvent pour embrasser plusieurs domaines des études orientales"(23).

Dans le même article, le chercheur roumain parle du rôle joué de Démètre Cantemir dans l’avant-propos de l’introduction de l’imprimerie aux des caractères arabes en Russie : "L’introduction de l’imprimerie arabe en Russie sur l’initiative de Dimitrie Cantemir a eu des conséquences incalculables pour l’essor des études orientales russes, sur les saines traditions desquelles se sont développées les études orientales soviétiques. Les mérites de Dimitrie Cantemir comme fondateur de l’imprimerie arabe en Russie ont été soulignés par le chercheur soviétique Vl. Piatnitski dans la partie introductive de son étude intitulée : Contribution à l’histoire de l’imprimerie arabe en Russie européenne et dans le Caucase (M-1924)"(24).

Si dans la perspective de nos jours l’œuvre de Cantemir semble tombée en désuétude, par rapport à la période où elle a été écrite, la création du prince moldave demeure une contribution inestimable ou trésor scientifique et culturel universel, une preuve d’altruisme qui travers les siècles et les domine. Un siècle et demi plus tard, un autre bouquineur roumain, le linguiste Timotei Cipariu, a été récompensé par une académie étrangère pour son intérêt envers les langues et les cultures orientales en général, et celles arabes en spécial.

Notes :
1 - Kapukehaia, terme persan (kethuda), ici dans le sens d’agent diplomatique on de représentant des Principautés Roumaines auprès de la Porte. Voir Lazar Saineanu, Influenta orientala asupra limbii si culturii romane, Bucarest 1900, II, p. 45, apud Mihail Guboglu, Dimitrie Cantemir - Orientaliste, p. 130.
2 - Bey-zade, terme turc (bei) et persan (zade) qui signifie "fils de bei", de prince. Le terme a pénétré dans langue roumaine ancienne ainsi que dans les parlers balkaniques. Ibid., p. 130.
3 - Mihail Guboglu : op. cit., p. 130. Ariadna Camariano-Cioran conteste dans une étude le fait admis régulièrement que Démètre Cantemir aurait étudié à l’Académie. C’est vers cette théorie qu’incline aussi Petru Vaida qui ajoute qu’: "Il est vrai que les preuves citées dans ce sens manquent ; de la note souvent citée de l’Histoire de l’Empire Ottoman, dans lequel Cantemir fait l’éloge de l’Académie, il ne résulte pas clairement qu’il en aurait suivi les cours". Voir Petru Vaida : Dimitrie Cantemir si Umanismul, p. 41. Cf. Ariana Camariano-Cioran : Jérémie Cacavela et ses relations avec les principautés Romaines, p. 172.
4 - Constantin Maciuca, dans la monographie Dimitrie Cantemir, précise les noms de ces élèves, extraits de l’Histoire de l’Empire Ottoman : Sinik Mehmed, Bardaci Mehmed Celebi, Darul Ismail effendi, Latif Celebi, p. 109.
5 - Alaxandru Piru : Istoria literaturii romane, p. 281. Cf. Ecaterina Taralunga : Dimitrie Cantemir, pp. 269 sqq.
6 - Voir, Ion Rotaru : Literatura romana veche, p. 299.
7 - Voir, Ecaterina Taralunga : Dimitrie Cantemir - muzicianul (Démètre Cantemir - le musicien), dans le volume cité, p. 269.
8 - Ibid., p. 270.
9 - Voir Mihail Guboglu : op. cit., p. 131. Stefan Ciobanu : Dimitrie Cantemir in Rusia, pp. 16 sqq., p. p. Panaitescu : Dimitrie Cantemir. Viata si opera, pp. 58 sqq., Ecaterina Taralunga : op. cit., pp. 32 sqq.
10 - Voir Mihail Guboglu : op. cit., p. 132, où apparaissent les principales traductions de cet ouvrage, en ordre chronologique : la traduction anglaise de N. Tindal, sous le titre The History of the Growth and Decay of the Othoman Empire, II vol., Londres, 1734, 1735 ; 2e éd. ; une traduction française : Histoire de l’Empire Ottoman où se voient les causes de son agrandissement et de sa décadence, Paris, 1743, une édition in 4° en 2 vol., et une autre en 12° en 4 vol. ; Geschichte des osmanischen Reichs nach seinem Anwachsen und Abnehmen, Hambourg, 1745 ; Istoria cresterii si descresterii Imperiului Otoman, Ed. Iosif Hodos, dans Opere, Ed. de l’Académie Roumaine, vol. III-IV, 1872.
11 - La même idée est présente dans un autre ouvrage de Démètre Cantemir : Monarchiarum physica examinatio (L’examen physique des monarchies), écrite en 1714 ; cette étude aussi émet quelques considérations intéressantes sur l’évolution des monarchies de l’Orient Antique : Assyrie, Babylone, Perse et Egypte, qui ont apparu au fil des temps, ont prospéré et puis ont disparu.
12 - Voir Ecaterina Taralunga : op. cit., pp. 72 sqq.
13 - Voir I. D. Laudat : Dimitrie Cantemir, p. 130.
14 - Ecaterina Taralunga, dans l’œuvre citée, p. 74, offre une liste de ces sultans : Othman I, Orhan, Murad I, Baiazid I Ilderîm, Mahomed I, Murad II, Mahomed II, Baiazid II, Selim I, Soliman I, Selim II, Murad III, Mahomed III, Ahmed I, Mustafa I, Osman I, Murad IV, Ibrahim I, Mahomed IV.
15 - Apud Ecaterina Taralunga : op. cit., pp. 75 sqq.
16 - Voir, Ilie Minea : Dimitrie Cantemir, p. 19.
17 - Voir, Ecaterina Taralunga : op. cit., pp. 214 sqq.
18 - Cantemir lui-même a étudié avec des professeurs particuliers premièrement sarf (la grammaire), puis les principes fondamentaux de la religion et a continué avec la syntaxe, l’orthographe et la poétique, nommées génériquement nahv.
19 - Apud Ecaterina Taralunga : op. cit., pp. 216 sqq.
20 - Ibid., p. 214.
21 - Voir, I. D. Laudat : op. cit. p. 210.
22 - Voir, Mihail Guboglu : op. cit., p. 157.
23 - Ibid., p. 160.
24 - Ibid., p. 158.
Pour citer l'article :

* Dr Marcela Ciortea : Préoccupations d'études orientales dans l'œuvre de Démètre Cantemir, Revue Annales du patrimoine, Université de Mostaganem, N° 05, 2006. http://annales.univ-mosta.dz

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